En outre, il ne consomme plus et s’est rangé du commerce de la drogue. Ce n’est pas le cas de la dame qui avoue qu’elle consomme toujours et, de plus, ne respecte que très peu les conditions de sa remise en liberté. Le couple a mené la grande vie. Le prévenu admet que le trafic ramenait 6 000 € tous les 15 jours et ce sur une période ayant débuté au moins en 2022. « Le chat de la famille a largement profité de la situation, plus de 8 000 € ayant servi à lui octroyer une alimentation haut de gamme », raconte-t-il anecdotiquement. Le ministère public requiert une confiscation de 117 000 € pour chacun des prévenus, revenus équivalant au minimum du patrimoine accumulé.
Les avocats respectifs, Me Cécile Debatty et Dimitri De Coster ont plaidé pour une grande clémence, arguant des efforts de réinsertion de l’un et de l’état de santé de la prévenue qui est psychologiquement compliqué avec l’obligation d’une lourde médicamentation d’antidépresseurs. Le juge Philippe Nazé a condamné le premier à 18 mois de prison avec un sursis probatoire de 5 ans. La dame chargée des contacts avec les fournisseurs écope de 200 heures de peine de travail (ou deux ans d’emprisonnement en cas d’inexécution) « afin de lui permettre de retrouver une vie sociale et d’échapper à l’oisiveté. » La confiscation par équivalence est ramenée à 9 845 € pour chacun.