
par Yasmine Meziani
Publié le 03 août à 09h24
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Les règles changent pour les nouveaux contrats de travail. Depuis ce 1er août, le préavis est réduit à une semaine pendant les six premiers mois. Les syndicats dénoncent une réforme qui fragilise les travailleurs.
C’est l’une des nouveautés entrées en vigueur ce 1er août. Le délai de préavis pour mettre fin à un contrat de travail a été raccourci. Concrètement, durant les six premiers mois d’un contrat, employeur comme travailleur peuvent désormais rompre la relation avec un préavis d’une semaine seulement.
Jusqu’ici, ce délai était progressif : une semaine pendant les trois premiers mois, puis deux semaines entre trois et six mois. Désormais, la règle est simplifiée.
Cette modification s’applique automatiquement, même si elle n’est pas mentionnée dans le contrat. Attention toutefois : elle ne concerne que les nouveaux contrats signés à partir du 1er août. Pour les autres, les anciennes règles restent d’application.
Une réforme pour faciliter l’embauche ?
La mesure a été proposée par le ministre fédéral de l’Emploi, David Clarinval. Objectif affiché : faciliter l’embauche, notamment des jeunes. Les employeurs peuvent ainsi évaluer plus rapidement si un travailleur correspond au poste.
Le gouvernement veut aussi limiter la succession de contrats précaires, comme les CDD ou les périodes d’intérim qui s’enchaînent.
Des critiques du côté des syndicats
La réforme ne fait toutefois pas l’unanimité. Plusieurs organisations syndicales dénoncent un retour caché à la période d’essai, supprimée en 2014.
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Elles dénoncent notamment un risque accru de précarité et un manque de protection pour les travailleurs. Sur le plan juridique, il ne s’agit pourtant pas d’une période d’essai. La réduction du préavis est directement prévue par la loi et ne nécessite aucune clause spécifique dans le contrat.
