À en croire les réactions sur les réseaux sociaux, la Ferrari Luce devait être le plus gros faux pas de l’histoire récente du Cheval Cabré. Son design jugé trop sage, son habitacle atypique, son prix de près de 550.000 euros et, surtout, son moteur 100 % électrique avaient déclenché une véritable tempête, avec des arguments souvent très solides. Pourtant, aujourd’hui, la réalité est tout autre.
Ferrari aurait déjà atteint son objectif de ventes pour 2026, estimé à environ 500 exemplaires, alors que la berline n’est commercialisée que depuis quelques semaines. Un joli pied de nez à tous ceux qui l’avaient condamnée avant même le premier essai.
Une nouvelle clientèle plutôt que les puristes
Si la Luce se vend, c’est aussi parce qu’elle ne s’adresse pas forcément, voire pas du tout, aux clients habituels de Ferrari. Les collectionneurs qui rêvent d’un V12 atmosphérique depuis toujours ne sont probablement pas ceux qui se précipitent chez leur concessionnaire. En revanche, une nouvelle génération d’acheteurs fortunés, notamment en Chine et dans les milieux de la tech aux États-Unis, voit dans cette Ferrari électrique un objet de prestige autant qu’une vitrine technologique.
Consciente de cet équilibre délicat, la marque précise qu’elle ne forcera jamais ses clients historiques à passer à l’électrique pour accéder aux autres modèles de la gamme. Une stratégie qui semble porter ses fruits : le carnet de commandes de Ferrari est déjà complet jusqu’en 2027 et les analystes jugent crédible l’objectif d’environ 2.500 Luce vendues d’ici 2030. Comme quoi, les réseaux sociaux ne sont pas toujours les meilleurs indicateurs… surtout lorsqu’il s’agit de dépenser 550.000 euros.