Face aux très nombreuses critiques, Gianni Infantino annonce le retrait du projet d’investissements privés pour la Coupe du Monde

Il faut dire que depuis le Mondial, Infantino accumule les polémiques. Il y’a eu durant la Coupe du monde les sagas de l’arbitre somalien qui ne pouvait pas officier puis le tristement célèbre cas Balogun (l’attaquant américain avait finalement pu jouer contre les Diables rouges malgré un carton rouge pris le match précédent). Avant cela, un prix de la paix remis par la FIFA à Trump avait aussi fait jaser.

Ensuite, voici quelques jours, le président de la FIFA s’est attiré les foudres en lançant un projet controversé de privatiser une partie de la Coupe du monde. Finalement, le Suisse y a renoncé mais le mal était fait.

Quand Donald Trump ne décroche plus…

Face à tout cela, Gianni Infantino se retrouve donc de plus en plus isolé. C’est pour cette raison qu’il cherche à présent des soutiens de poids. Et il espérait en trouver auprès de Donald Trump. Car après avoir honoré le président US d’un prix de la paix et d’une Coupe du monde, après avoir lâché du lest et permis au joueur américain Balogun de disputer le huitième de finale du Mondial et après avoir impliqué Trump dans son projet controversé – selon RMC Sport, le président américain s’y serait retrouvé étroitement lié via le fonds d’investissement Thrive Eternal détenu par… Joshua Kushner, frère cadet de son gendre -, le Suisse se disait que c’était une formalité.

Sauf que voilà, l’extravagant président des États-Unis semble petit à petit prendre lui-même distance avec Infantino. Selon le New York Post, ce dernier a tenté à joindre Trump à plusieurs reprises ces derniers jours. En vain. Il aurait également voulu s’entretenir avec le secrétaire d’État Marco Rubio. Si le sujet était de prime abord « discuter de la manière dont le football pouvait être une forme d’influence douce pour les États-Unis », une source bien informée révèle au média américain que le but caché était tout autre. « Nous savons tous qu’il s’agit avant tout de préserver les emplois. À ce stade, il n’est question de rien d’autre. Il recherche des alliés influents pour le soutenir publiquement. »

Démission, derniers soutiens, mais une élection en 2027 : sous quelles conditions Gianni Infantino peut-il quitter la FIFA ?

Nouvel aveu d’échec pour le président de la FIFA ? L’adjoint du secrétaire d’État, Dylan Johnson, a rapidement démenti. « Il n’y a aucun projet pour que Marco Rubio s’entretienne avec Infantino et il n’y a pas d’appel ce (lundi) matin ».

Gianni Infantino a-t-il donc perdu son allié de poids ? Cela est encore un peu tôt pour le dire mais la Maison Blanche paraît se faire de plus en plus petite. Nos confrères de L’Équipe en France affirment d’ailleurs avoir envoyé un message à la Maison Blanche pour savoir si Trump apporterait toujours un soutien à son « vieil » ami suisse. Le service de presse n’a pas (encore) daigné répondre à l’interrogation. Coïncidence ?