Le centre hospitalier de Perpignan élargit son offre de soins en urologie et propose désormais un traitement moins invasif pour les patients souffrant d’une tumeur bénigne de la prostate.
Le centre hospitalier de Perpignan enrichit son offre de soins en urologie avec une nouvelle technique mini-invasive destinée aux patients souffrant d’un adénome (tumeur) de la prostate, aussi appelé hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Baptisée Rezum, cette innovation thérapeutique a été utilisée pour la première fois au sein de l’établissement le 22 juillet 2026.

Le service d’urologie du centre hospitalier de Perpignan a réalisé les premières interventions le 22 juillet 2026.
L’Indépendant – Centre Hospitalier de Perpignan
L’hypertrophie bénigne de la prostate concerne près de 60 % des hommes après 60 ans et jusqu’à 90 % après 85 ans. Soit plus d’un tiers des hommes touchés par cette maladie. Elle peut entraîner des troubles urinaires importants : envies fréquentes d’uriner, difficultés à la miction ou encore diminution du jet urinaire, avec des conséquences parfois importantes sur la qualité de vie.
« C’est une technique récente qui vient compléter l’offre de soins mais qui ne vient pas remplacer la chirurgie. Elle évite les complications comme les problèmes sexuels ou encore les saignements. Elle est généralement proposée si le patient ne réagit pas au traitement médical », explique le Dr Adel Ait Kaki, urologue au centre hospitalier de Perpignan.
« Un atout pour les personnes qui ne supportent pas le traitement médical »
Concrètement, la technique Rezum repose sur l’utilisation de l’énergie naturelle contenue dans la vapeur d’eau. Injectée au niveau de la prostate, cette vapeur permet de détruire les tissus responsables de l’obstruction urinaire. Les cellules traitées sont ensuite progressivement éliminées naturellement au cours du processus de cicatrisation. La prostate diminue ainsi progressivement de volume, les symptômes urinaires s’affaiblissent ou disparaissent.

La technique appelée Rezum repose sur l’utilisation de l’énergie naturelle contenue dans la vapeur d’eau afin de détruire les tissus prostatiques.
L’Indépendant – Centre Hospitalier de Perpignan
« La technique peut régler le problème mais cela n’empêche pas de passer au laser ou à une résection (ablation) de la prostate en suivant si nécessaire. Mais cette technique est un atout pour les personnes qui ne supportent pas le traitement médical et ses effets secondaires. La méthode est aussi souvent orientée vers les patients âgés dits ‘fragiles’ ou ceux qui souhaitent éviter une chirurgie plus invasive », poursuit l’urologue.
La technique, qui dure généralement entre 10 et 15 minutes, est réalisée en chirurgie ambulatoire. Elle sera de nouveau utilisée lors du prochain programme interventionnel du service urologie.