Qu’est-ce qui avait fait danser, des jours entiers et jusqu’à l’épuisement, cette foule de Strasbourgeois durant l’été 1518 ? Ce mystère, déjà traité sous forme de livres , spectacles et documentaires , reste entier. Le réalisateur indonésien Joko Anwar a eu vent de cela en lisant adolescent un ouvrage sur les grands mystères de l’Histoire. Y décelant un aspect fantastique, il décide de traduire le sujet en fiction. « L’ambassade de France en Indonésie a contacté pour cela le Bureau d’accueil des tournages de l’Eurométropole », rappelle Paviel Raymont de la société de production strasbourgeoise Les films du tonnerre.

Ce dernier s’est ensuite vu confier l’organisation logistique de la partie alsacienne de ce tournage d’une trentaine de jours qui se déroule aussi en Asie et qui est calé sur le synopsis suivant : une secte fait son trou au Moyen-Âge en Alsace et sévit à nouveau au XIXe siècle en Indonésie…

À Reichstett et Oberhausbergen aussi

La rencontre entre Paviel Raymont et Joko Anwar, suivie des premiers repérages alsaciens, s’est faite au festival du film fantastique de Gérardmer en février dernier. Il n’est pas certain que ce film baptisé « Dancing Plague » soit distribué en France mais il sera sans doute « présenté au FEFS de Strasbourg l’an prochain » avance le producteur strasbourgeois qui sera à pied d’œuvre du 3 au 11 septembre.

Ce tournage des 10 premières minutes du film se déroulera principalement au centre-ville de Strasbourg ainsi qu’à Reichstett et Oberhausbergen avec une journée également du côté de Kaysersberg. Il mobilisera « huit comédiens dont Bruno Dreyfurst et Philippe Sandmann pour des scènes en alsacien, 30 techniciens – indonésiens et de la région – et surtout une centaine de figurants ». « La production est encore à la recherche de femmes et hommes de plus de 16 ans, danseurs et danseuses confirmé(e) s », explique Marion Pauluzzo , la directrice de casting (*). Une ou deux journées de répétition sont prévues fin août. Le salaire journalier de base est de 108,33 euros brut avec un bonus de 25 euros pour les scènes de danse ou de chant et les répétitions sont rémunérées à 50 %.