
par Donatella Ruolo
Publié le 04 août à 17h49
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Washington recommande désormais à ses ressortissants de « faire preuve d’une prudence accrue » lors de leurs déplacements en Belgique. Les autorités américaines évoquent des risques liés à la criminalité, au terrorisme et aux manifestations de grande ampleur. Voilà pour la version officielle. Officieusement, les frictions entre les deux pays pourraient faire partie de l’explication.
Le département d’État américain a revu ses recommandations de voyage concernant la Belgique. Jusqu’à présent classé au niveau 1, qui invite simplement à prendre les précautions habituelles, le pays est passé au niveau 2 fin juillet dernier, avec une recommandation de « faire preuve d’une prudence accrue ». Les États-Unis justifient cette décision par des risques liés à la criminalité, au terrorisme et aux troubles sociaux.
Vigilance dans les lieux touristiques
Dans son avis, Washington souligne que la petite délinquance est fréquente, en particulier dans les zones touristiques très fréquentées.
Les autorités américaines évoquent principalement des vols à la tire et des vols de sacs à main, rappelant que les étrangers sont souvent victimes de crimes d’opportunité. Les voyageurs sont invités à rester attentifs à leur environnement, notamment dans les lieux touristiques, les gares, les banques et à proximité des distributeurs automatiques de billets.
Les États-Unis mettent également en garde contre un risque d’attentats terroristes et signalent que des manifestations de grande ampleur, généralement pacifiques, peuvent perturber les transports ou d’autres services essentiels. Parmi les recommandations figurent aussi l’évitement des rassemblements, le suivi de l’actualité locale et l’inscription au programme STEP, qui permet à l’ambassade américaine de contacter plus facilement ses ressortissants en cas d’urgence.
Une situation comparable à celle de plusieurs voisins
La Belgique rejoint ainsi plusieurs pays d’Europe occidentale déjà classés au niveau 2 par Washington, notamment la France, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, le Danemark et la Suède. À l’inverse, l’Irlande, le Portugal, la Suisse, l’Autriche et la Norvège restent au niveau 1.
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La semaine dernière, les États-Unis avaient également relevé temporairement leur niveau d’alerte pour l’enclave espagnole de Ceuta, qui était passée au niveau 3 après l’arrivée soudaine de dizaines de milliers de migrants.
La mesure a depuis été levée. Les autorités espagnoles ont indiqué que la majorité des migrants étaient retournés au Maroc et ont rappelé que Ceuta, qui bénéficie d’un statut particulier au sein de l’espace Schengen, reste soumise à des contrôles pour rejoindre le continent européen.
Cette mise à jour intervient alors que les relations entre Bruxelles et l’administration Trump connaissent plusieurs sujets de friction. Les autorités américaines n’établissent toutefois aucun lien explicite entre ce contexte diplomatique et la modification de leurs recommandations de voyage.
