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par Louise Mechet
Publié le 05 août à 05h00

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Le chat de Valentin se promenait aux alentours de la foire de Libramont, lorsqu’il a été récupéré par une femme et emmené à 100 kilomètres de chez lui. Grâce à sa puce, un vétérinaire de Fernelmont a prévenu son propriétaire, qui s’est proposé de venir le récupérer à la fin de la semaine. Mais la dame en question a refusé d’attendre et a déposé l’animal à la SRPA. Valentin a dû payer le refuge pour pouvoir le récupérer.


Un soir à Neuvillers, dans la commune de Libramont-Chevigny, la famille de Valentin est surprise de ne pas voir leur chat rentrer chez eux. Et pour cause, il est sorti au matin et a été repéré par une femme sur le parking de la foire de Libramont, à un kilomètre de sa maison. « Elle a dit à l‘employé qui s’occupait du parking que si le chat était toujours là le soir, elle le prendrait avec elle », nous raconte Valentin, consterné.

Le lendemain, le propriétaire du chat reçoit l’appel d’un vétérinaire qui lui indique que son chat est actuellement pris en charge dans son cabinet à Fernelmont, 100 kilomètres plus loin. La personne qui a récupéré l’animal l’a emmené pour faire un examen médical et s’est rendu compte qu’il était pucé et vacciné. Le vétérinaire prévient Valentin.



Les deux parties essaient d’abord de trouver une solution, mais la famille de Valentin se retrouve bientôt seule. « Quand la dame s’est rendu compte qu’elle avait notre chat, elle nous a proposé de nous rencontrer à mi-chemin. Mais finalement son compagnon a refusé, donc on se retrouve à devoir faire deux heures de route jusqu’à Fernelmont », témoigne Valentin.

Avec cinq enfants et un emploi à temps plein, il la prévient qu’il ne pourra pas venir avant la fin de la semaine. « Je lui ai proposé une rencontre quelques jours plus tard, mais elle a refusé d’attendre et a déposé notre chat dans un refuge de la SRPA (Société Royale Protectrice des Animaux) le lendemain ».

Des frais coûteux pour récupérer le chat

Pour Valentin, il n’était pas nécessaire de déposer l’animal dans un refuge. « Je ne suis pas contre payer le carburant si elle est prête à attendre la fin de la semaine, mais passer par la SRPA, ça me coûtera 100 euros de plus », dénonce-t-il.




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En effet, le refuge de Vinalmont nous explique que Valentin devra payer des frais de séjour pour son chat, qui s’élèvent à vingt euros par jour. De son côté, le refuge soutient que « si le chat n’est pas blessé, le mieux c’est qu’il retourne directement à son propriétaire », avant d’accorder le bénéfice du doute à la femme qui l’a récupéré : « Elle n’a peut-être pas la possibilité de garder le chat pendant une semaine. »

La commune répond

Valentin est désespéré. « Je n’ai ni son adresse, ni même son nom, uniquement son numéro de téléphone, et par moments, elle ne me répond plus », déclare-t-il. Sa seule option est de contacter la police locale. Mais cette dernière lui répond qu’elle ne peut rien faire. « Ils le considèrent comme un chat errant, pourtant il est pucé et il a un collier. » Valentin va donc chercher de l’aide auprès de sa commune.


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Maximilien Gueibe, directeur général de Libramont-Chevigny, atteste que Valentin a tout à fait le droit de solliciter la police. Mais selon lui, la commune ne peut pas agir sur cette affaire. « C’est un litige privé, on intervient que lorsque les animaux sont errants », affirme-t-il, avant d’ajouter que Libramont-Chevigny « reste une petite commune. Le service bien-être animal aurait accepté de garder le chat une semaine si la personne leur avait demandé. Ça l’aurait au moins rapproché de son propriétaire. »

En fin de compte, Valentin est allé chercher son chat au bout de deux jours. « La dame a payé le premier jour et nous le deuxième. Mais on a quand même dû faire les 200 kilomètres pour le récupérer », nous confie-t-il, excédé.



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