Valérie Perrin est née à Remiremont. Si elle n’y a habité qu’une année, elle a, en revanche, passé tous ses étés dans les Vosges à R upt-sur-Moselle et au Thillot chez ses grands-mères. La romancière française porte dans son cœur de précieux souvenirs de ses étés dans l’Est et a souhaité les partager.
Qu’avez-vous commandé à boire et pourquoi ? « Une limonade dans une bouteille en verre avec l’ouverture en fer. Quand j’étais petite, je prenais toujours ça dans le café de mes grands-parents à Rupt-sur-Moselle. Et, si je voulais la parfumer, je mettais du sirop de fraise. »
Pour vous, une terrasse réussie, c’est où ? En ville, au bord de l’eau, en montagne, sur une place de village ? « Une terrasse réussie dépend des personnes avec qui on est. »
▶ La carte postale de vos vacances
Quel est votre premier souvenir de vacances ? « J’étais dans le sud de l’Espagne, avec mes parents, je devais avoir 4-5 ans. Je ne voulais pas rentrer alors je courais partout et mon père essayait de m’attraper. »
Est-ce que vous avez gardé un objet ou une photo qui vous ramène immédiatement en été ? « Il n’y a pas quelque chose en particulier mais peut-être mon premier roman. Certains passages décrivent les lieux où j’ai passé mes étés. Après je n’ai pas besoin de me relire. Je me souviens de tout. »
La plus belle baignade de votre vie ? « Mon premier bain annuel dans la Méditerranée. C’est quelque chose de récurrent. Comme un baptême, chaque année, je plonge et je fais un vœu. »
La randonnée ou la balade que vous n’oublierez jamais ? « J’ai passé une semaine en vacances à Marseille et, avec ma fille, nous sortions le chien entre Cassis à Marseille. Nous étions entre deux collines, la nature était magnifique. C’était une expérience tant visuelle que sensorielle, j’avais l’impression d’être dans les livres de Marcel Pagnol. »
Un amour de vacances qui a changé quelque chose dans votre vie ? « C’est un peu anecdotique, mon frère est tombé amoureux en Bretagne, à Carnac. À l’époque, il avait 14 ans et, elle, 17 ans, alors il avait fait croire qu’il avait son âge. Je l’ai recroisée plus tard à Paris. Cela a changé ma vie car c’est devenu mon amie. Et elle est toujours dans ma vie, je suis la marraine de sa fille. »
La plus grosse galère de vacances ? « J’avais loué un cabanon pour ma famille et il était dégoûtant. Avant nous, il y avait eu un groupe de jeunes qui avait fait un ménage approximatif. Nous avons dû tout nettoyer. »
Le plus beau hasard vécu pendant un voyage ? « Un truc de fou, complètement fou, je suis sur l’Île de Pâques, au bout du monde en Polynésie. Un groupe descend d’un bateau et quelqu’un a crié mon prénom. C’était un libraire où j’étais allé signer un de mes livres. Il y a tellement peu de gens qui passent par l’île de Pâques. Je me suis dit ce n’était pas possible. Incroyable. Je n’oublierai jamais. »
Vous ne partez jamais sans quoi… Pourquoi ? « Je ne pars jamais sans ma chienne Oria. Une petite croisée que j’ai adoptée l’année dernière dans un refuge. Si elle n’est pas acceptée, je change de destination. »
Le livre que vous emporteriez sur une île déserte ? « Peut-être, un roman de Claudie Gallay, Les déferlantes. C’est l’histoire d’une femme qui va se reconnecter à la vie. C’est un roman absolument magnifique qui parle de la vie, des êtres, de comment on peut se remettre de quelque chose de difficile. C’est un livre que j’ai déjà lu deux fois. »
L’album ou la chanson qui vous rappelle immanquablement les vacances ? « Je dirai l’album d’Etienne Daho : La Notte. Ça me rappelle instantanément la jeunesse, les vacances. Sur sa pochette, il porte une marinière et il a une perruche sur l’épaule. »
Le plat ou la boisson qui résume pour vous l’été ? « La pizza, la Margherita, la tomate-fromage-olive. J’en mange tous le temps, j’adore ça. »
Si vous deviez convaincre nos lecteurs de passer leurs vacances dans la région, quel serait votre meilleur argument ? « C’est magnifique, il y a plein de lacs. Les gens sont adorables et accueillants. J’ai tous les arguments. J’ai beaucoup marché et c’est là que j’ai appris à aimer la forêt. »
À quel endroit êtes-vous la plus heureuse quand il fait 30 degrés ? « Dans le lac de Gérardmer. Petite, j’y passais des heures, des après-midi entiers. »
Si vous pouviez inviter n’importe qui à cette terrasse, vivant ou disparu, avec qui partageriez-vous ce verre ? « Avec mes enfants, ce sera toujours avec eux. Valentin et Tess. »
▶ Le match de l’été
Plage ou montagne ? Plage.
Spritz ou pastis ? Spritz.
Barbecue ou restaurant ? Restaurant.
Tour de France ou Coupe du Monde ? Tour de France.
GPS ou carte routière ? GPS.
Valise préparée une semaine à l’avance ou une heure avant de partir ? Une semaine à l’avance.
Grasse matinée ou réveil aux aurores ? Réveil aux aurores pour profiter.
Roman ou mots fléchés ? Roman.