Avez-vous hésité une seule seconde avant d’accepter de participer à cette édition all-stars ?
« Quand même un peu ! Je me souvenais de ce que j’avais souffert lors de ma première expérience. C’était dur pour moi. Je me suis demandé si mon corps était vraiment prêt à revivre ça. Mais, quand on reçoit ce genre d’appel, c’est impossible de dire non. Malgré mes peurs, j’ai dit oui. »
Qu’est-ce qui vous a convaincue ?
« C’est ce qui est totalement fou. Mon cerveau me disait « non » mais j’ai dit « oui ». Cette expérience est tellement exceptionnelle. J’avais peur de le regretter toute ma vie. »
En quoi la Charlotte de l’édition all-star est différente de la Charlotte de Koh-Lanta : La tribu maudite ?
« La différence, c’est que dans Koh-Lanta : La tribu maudite, je ne connaissais rien du tout à Koh-Lanta. Cette fois-ci, j’y vais en ayant tout vécu une première fois. Je connais les rouages, les sensations, les épreuves. C’est complètement l’opposé. La première fois, je partais en inconnue. Depuis, j’ai acquis une certaine expertise. »
Que feriez-vous différemment par rapport à votre première aventure ?
« Je ne veux pas commettre les mêmes erreurs. Cette fois-ci, je voulais absolument être plus forte en survie et moins subir mon aventure. Je veux davantage en profiter et être fière de moi. »
Visez-vous la victoire cette fois-ci ?
« Je ne suis pas partie en me fixant cet objectif. En compétition, je vise toujours la réussite. Quand je suis partie la première fois, je ne visais pas forcément les poteaux ou la victoire. Je voulais réussir les épreuves les unes après les autres. »
Vous êtes l’une des rares Belges à avoir marqué Koh-Lanta, est-ce que cela vous donne une pression particulière ?
« Quand mon nom a été cité pour ce all-stars, j’ai reçu plein de messages à propos du fait que je représentais la Belgique et que les Belges étaient derrière moi. Ça veut dire que si je brille, c’est incroyable mais si je fais n’importe quoi, c’est moins bien. C’est donc une pression, oui. C’est comme si je représentais la Belgique à moi toute seule… C’est bizarre. »
Le fait d’être au côté d’aventuriers emblématiques de Koh-Lanta, c’est un cran au-dessus ?
« En partant, je ne savais pas avec qui j’allais vivre cette aventure. Je ne connaissais pas le concept. J’adore la compétitivité donc je savais que s’il y avait du niveau, ça allait encore plus m’exciter. »
Y a-t-il un aventurier aux côtés duquel vous redoutiez de vivre l’aventure cette saison ?
« Quand j’ai su que j’allais repartir à Koh-Lanta, je me suis faite toutes les saisons. Deux aventuriers m’ont surpris : Yassin, le gars surpuissant, et Clémentine avec son mental de fou. Les retrouver là-bas, c’était phénoménal pour moi. Par contre, il y en avait un que je ne voulais pas voir, c’était Dylan et, il n’était pas là, heureusement ! Voir son comportement dans Koh-Lanta m’a vraiment aidé dans ma façon de relativiser ma stratégie. »
Comment vous êtes-vous préparée à cette deuxième aventure ?
« Ça a été un combat mais je me suis préparée dans tout. Je me suis retrouvée dans ma cuisine avec des piques et de la corde afin d’essayer de construire un radeau. J’ai escaladé des cordes dans des salles de sport, j’ai refait toutes les épreuves en miniatures chez moi. Je ne suis donc pas arrivée en novice comme la première fois. »
Est-ce que votre vie a changé depuis votre participation à Koh-Lanta : La Tribu Maudite ?
« Le plus gros changement, ça a été les réseaux sociaux où je reçois énormément de messages mais aussi beaucoup d’opportunités de fou. J’ai la chance de faire des voyages que j’aurais jamais pu faire avant et des compétitions sportives. Mais Koh-Lanta ne m’a pas changée personnellement ni professionnellement. Je suis restée la même personne et mes proches sont d’accord avec ça. Ça me tenait vraiment à cœur. »
Si TF1 vous rappelle pour une troisième saison, que répondez-vous ?
« Aujourd’hui, je répondrai non parce que là, je veux retourner à ma vie. Mais, je ne sais pas si ma réponse sera identique plus tard… On a souvent du mal à dire non. »