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Par Donatella Ruolo et Valentine Guerrier

Publié le 04 août à 21h32

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Un adolescent belge de 14 ans est décédé lundi après avoir sauté d’une falaise dans une carrière à Jeumont, dans le nord de la France. Ce type d’accident se répète chaque été. En Belgique aussi, plusieurs noyades surviennent dans des carrières où des jeunes tentent de se rafraîchir malgré l’interdiction de baignade. Qu’est-ce qui rend ces lieux si dangereux ? C’est qu’ont voulu savoir nos journalistes Laura van Lerberghe avec Aurélie Henneton, Samuel Lerate et Steve Damman.


Un drame s’est produit lundi dans la carrière du Watissart, à Jeumont, près de la frontière belge. Selon les premiers éléments, un adolescent belge de 14 ans a sauté d’une falaise d’environ six mètres de haut, en dehors de la zone de baignade surveillée. Il a ensuite disparu sous l’eau. Malgré l’intervention des secours, il n’a pas pu être sauvé.

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Ce type d’accident n’est malheureusement pas isolé. Chaque été, des noyades surviennent dans les carrières. Si ces plans d’eau peuvent sembler calmes en surface, ils cachent de nombreux dangers. Les berges sont souvent très escarpées. Une simple glissade peut entraîner une chute dans une eau profonde dont il est parfois difficile de sortir. 



Sous la surface, les nageurs peuvent également heurter des rochers recouverts d’algues, quasiment invisibles, ou encore des objets métalliques, des rails ou d’anciens engins laissés au fond de l’eau, avec un risque important de blessure.

Le choc thermique, un danger souvent sous-estimé

L’un des principaux risques est la température de l’eau, qui reste très basse même en période de fortes chaleurs. « Quand il fait 35 degrés et qu’on arrive dans l’eau qui est à 4 ou 5 degrés, nous avons un problème d’hydrocution (…) des problèmes respiratoires qui empêchent de respirer correctement et c’est ça qui fait perdre la vie, explique Marc Gilbert, commandant de la zone de secours Val de Sambre.

La profondeur des carrières constitue un autre danger. « Quand on plonge, on peut aussi avoir des problèmes d’ouïe (…) et alors des problèmes de tourbillon, qui veut dire que la personne qui a plongé (…) ne peut plus remonter, elle est prise dans le tourbillon, et c’est la noyade immédiate », poursuit Marc Gilbert. 


Ces mouvements d’eau, combinés à la profondeur des lieux, peuvent rapidement désorienter les nageurs.

Difficulté d’intervention

Contrairement aux zones de baignade autorisées, les carrières ne disposent généralement d’aucun maître-nageur. En cas d’accident, les secours mettent souvent plus de temps à intervenir en raison de l’accès difficile à ces sites. 

La plupart de ces carrières sont en outre des propriétés privées. La baignade y est interdite et les personnes qui s’y aventurent s’exposent également à des poursuites.



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Jeumont (Nord)
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