Le protocole d’accord signé en juin avait donné le coup d’envoi à un processus de 60 jours pour mettre définitivement fin à la guerre au Moyen-Orient et régler un ensemble de points, dont le sujet central du nucléaire iranien.

Et, avancée majeure, il avait permis la reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, verrouillé par l’Iran depuis fin février – les États-Unis ayant imposé en retour un blocus des ports iraniens.

Dans la nuit de lundi à mardi, un cargo qui tentait de le franchir a été frappé par un projectile, déclenchant un incendie. Un membre de l’équipage est porté disparu, selon la société de sécurité britannique Vanguard Tech.

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Alors que des discussions ont eu lieu ces derniers jours entre l’Iran et le sultanat d’Oman, l’autre pays riverain du détroit, le ministre des Finances américain a évoqué un accord imminent.

« Nous sommes en discussions avec les Iraniens, et je pense qu’il y a une chance que nous parvenions aujourd’hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation », a déclaré Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC, des propos salués sur les marchés par une baisse des cours du pétrole.

La veille, Donald Trump avait estimé qu’il s’agissait de « la dernière chance » pour les Iraniens « de signer un bon document ».

L’Iran a de son côté démenti toute discussion avec Washington. « Nous ne négocions pas avec les États-Unis en ce moment. Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d’Ormuz », avait souligné lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

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Le pétrole progresse en attendant un accord pour rouvrir Ormuz

Les cours du pétrole remontent légèrement mercredi, après avoir perdu environ 10% depuis le début de la semaine, le marché attendant désormais un accord formel entre Washington et Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz après des déclarations de Donald Trump en ce sens.

Vers 09H00 GMT (11H00 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre gagnait 1,34% à 80,42 dollars.Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre montait de 0,70% à 76,30 dollars.

« Nous avons de très bonnes discussions », a encore déclaré le président américain, en déplacement en Californie, assurant que Téhéran voulait passer un accord. De nouveau interrogé plus tard, Donald Trump a estimé que cela pourrait intervenir « demain (mercredi) ou le jour d’après ».

Le site Axios, qui cite des « sources régionales », évoque un accord temporaire de 60 jours qui prévoit que tout navire entrant via le détroit d’Ormuz emprunte la voie du nord dans les eaux iraniennes, et que le flux sortant passe par les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage. La voie médiane, où se fait le trafic habituellement, serait déminée pendant cette période.

Si un accord est confirmé, nous pourrions assister à un mouvement vers les 75 dollars pour le baril de Brent, « voire même plus bas vers 70 dollars » qui était le niveau observé fin juin, lorsqu’un protocole d’accord avait été conclu entre les deux parties, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.Cependant, « il existe un risque bien réel que tout accord se délite assez rapidement », comme cela a déjà été le cas pour celui passé en juin, soulignent les analystes d’ING.

Et « le passage des pétroliers par le détroit d’Ormuz reste fortement limité », continuant d’exercer une pression sur les stocks d’or noir mondiaux qu’il faudra remplir de nouveau une fois la situation revenue à la normale, ajoutent-ils.Même si un accord est signé, « le marché exigera probablement une prime de risque plus élevée qu’avant la guerre. Ayant déjà fermé le détroit une fois, l’Iran pourrait le faire de nouveau », affirme M. Rasmussen.

Les rebelles houthis du Yémen disent avoir attaqué un pétrolier saoudien en mer Rouge

Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont déclaré mercredi avoir attaqué un pétrolier saoudien au large de Yanbu, port saoudien en mer Rouge, dans le cadre du blocus qu’ils avaient annoncé à l’encontre de la flotte saoudienne.

Le groupe « a réussi à cibler le pétrolier saoudien ‘Wafa’ dans le nord de la mer Rouge, au large des côtes de Yanbu, avec plusieurs missiles balistiques », a affirmé leur porte-parole militaire Yahya Saree dans une allocution vidéo, ajoutant qu’il s’agissait du huitième navire visé depuis l’annonce du blocus, le 22 juillet contre la flotte de Ryad, qui soutient le gouvernement yéménite.

Trump dit que soit le détroit d’Ormuz « ouvrira très bientôt », soit l’Iran sera frappé « très durement »

Donald Trump a déclaré mardi que « le détroit (d’Ormuz) ouvrirait très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort », dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

« Nous avons de très bonnes discussions », a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l’Iran voulait passer un accord.

Début du live

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur ce live. Retrouvez ici les derniers développements relatifs au conflit au Moyen-Orient.

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