Voici les graffitis qui vont accueillir Anderlecht au Stade Toumba ce jeudi.Voici les graffitis qui vont accueillir Anderlecht au Stade Toumba ce jeudi.Voici les graffitis qui vont accueillir Anderlecht au Stade Toumba ce jeudi. ©DR

Le noyau dur peut même perfectionner ses techniques de combat au sein même du stade, car celui-ci abrite un club de MMA, un club de jiu-jitsu brésilien, un club de taekwondo et un club de kickboxing.

« Le stade pas sold out ? Nos fans sont incroyables ! »

Autre motif d’inquiétude : il fera encore 30 degrés jeudi soir. « La météo ne fera pas la différence – il y a même une petite brise grâce à la proximité de la mer – mais plutôt les supporters et les joueurs, promet El Kaddouri. Du moins, je l’espère. Le PAOK est dans mon cœur. J’ai joué pendant six saisons ici. »

Selon nos informations, il n’y aura que 20 000 supporters dans le stade de 28 000 places car beaucoup de Grecs sont en vacances. El Kaddouri sera l’un des présents. « L’ambiance peut vraiment être bouillante, même quand le stade n’est pas rempli à ras bord. Et surtout quand l’équipe commence à dérouler. Contre le Dinamo Kiev, c’était calme en première mi-temps. Mais dès le 1-0, c’est redevenu l’enfer que je connais. Ils sont vraiment incroyables. »

« Ils ont l’expérience de grands matchs »

Les deux buts contre Kiev ont été marqués par le « golden-boy » Giannis Konstantelias, … ex-Eupen. « Lui, il peut vraiment vous faire mal. C’est le plus grand talent de Grèce, le top level européen. C’est un petit Neymar. J’ai joué ici deux saisons avec Christos Tzolis. Un crack, un tueur dans la surface, vous l’avez vu à Bruges. Il mérite son transfert à Arsenal. Mais en termes de classe pure, je place Konstantelias encore un cran au-dessus. Le PAOK ne veut pas le vendre, malgré des offres de plus de 20 millions (NdlR : Stuttgart est dessus, mais aussi Chelsea, Dortmund et la Juventus). »

Lublin 23.07.2026. Football UEFA Europa League Qualifiers match, second qualifying round 1st leg, between FC Dynamo Kyiv and PAOK FC in Lublin, Poland --- Mecz Ligi Europy UEFA - 2. runda kwalifikacji pomiedzy Dynamo Kijow a PAOK FC w Lublinie, Polska. Persons Shown : Mykola Shaparenko, Giannis Konstantelias Fot. Kazimierz Kozuch / Arena Akcji/NEWSPIX.PL --- newspix.pl PUBLICATIONxNOTxINxPOLLublin 23.07.2026. Football UEFA Europa League Qualifiers match, second qualifying round 1st leg, between FC Dynamo Kyiv and PAOK FC in Lublin, Poland --- Mecz Ligi Europy UEFA - 2. runda kwalifikacji pomiedzy Dynamo Kijow a PAOK FC w Lublinie, Polska. Persons Shown : Mykola Shaparenko, Giannis Konstantelias Fot. Kazimierz Kozuch / Arena Akcji/NEWSPIX.PL --- newspix.pl PUBLICATIONxNOTxINxPOLGiannis Konstantelias (à droite) en a fait voir de toutes les couleurs au Dinamo Kiev. ©IMAGO/Newspix

« Je ne connais pas bien l’Anderlecht actuel. Mais honnêtement ? Je pense que le PAOK est favori. L’équipe tourne bien sous la direction du nouveau jeune entraîneur, qui propose un football offensif. Notre équipe compte beaucoup de gars qui ont joué d’importants matchs européens avec de grands clubs. Ils ont l’expérience. Et ils sont bien payés. Ce n’est pas l’argent qui manque au PAOK. Surtout ici, vous aurez du mal. »

« Hazard champion de justesse face à mon équipe de Diegem »

Jusqu’à ses 16 ans, El Kaddouri a joué à Diegem. « J’étais appelé à chaque fois dans la sélection du Brabant, et là-bas, je jouais aux côtés d’un certain Eden Hazard. On se trouvait les yeux fermés. Diegem et son club, Tubize, étaient les deux meilleures équipes de notre série. Finalement, Tubize a été champion après une victoire 3-2 en fin de championnat, Eden avait marqué deux fois, moi une fois. »

Pour le reste, le petit Omar passait des heures à jouer au football avec ses amis dans la rue. « Surtout au Parc Josaphat et dans les agoras. Chaque année, je reviens deux fois à Schaerbeek pour rendre visite à ma famille et à mes amis. La première chose que je fais, c’est manger un bon dürüm (rires). Et vos pâtisseries, vos croissants et votre chocolat me manquent aussi énormément. »

« Seul Jacobs croyait en moi à Anderlecht, cela me frustrait »

El Kaddouri est arrivé à Anderlecht en 2006. « J’avais 16 ans et j’ai fait une bonne première saison avec 15 buts. La saison suivante, les U21 ont été créés. Plusieurs gars ont pu monter de catégorie, mais pas moi. Cela m’a frustré et énervé. »

Finalement, après la trêve hivernale, il est quand même passé en U21, où il jouait aux côtés de Romelu Lukaku, qui n’avait que 15 ans. « C’est Ariël Jacobs, qui était alors l’assistant de Frankie Vercauteren, qui m’a fait monter. Je le connaissais de Diegem, son fils était coordinateur des jeunes. Ariël était le seul à croire en moi. Il m’a emmené au tournoi de Viareggio (NdlR : où Hasi a coaché l’équipe) et c’est là que j’ai été repéré par Brescia et Udinese. À notre retour, Ariël m’a invité dans son bureau. Il a essayé de me convaincre de signer un contrat. C’est avec le cœur serré que je lui ai dit que ma décision était prise. »

Selon nos archives, Brescia lui proposait cinq fois ce qu’Anderlecht lui offrait. « C’est vrai. J’avoue que le côté financier a joué un rôle. Je viens d’une famille qui n’avait pas de grands moyens… Le plus grand regret de ma carrière, c’est de ne jamais avoir joué en D1 belge. »

« Je jouais avec le numéro 10 de Hassan »

Alors que Herman Van Holsbeeck était fâché sur l’agent d’El Kaddouri (Daniel Striani), Jean Kindermans regrettait le choix d’Omar. « Bien qu’il soit trop amoureux du ballon, il a le profil pour Anderlecht », avait-il déclaré.

« C’est étrange, car on m’a reproché toute ma carrière d’être trop altruiste (rires) », rigole aujourd’hui El Kaddouri.

Jacobs avait remarqué que les stars de l’époque, Mbark Boussoufa et Ahmed Hassan, aimaient jouer avec El Kaddouri lorsque celui-ci venait s’entraîner avec l’équipe A. « Oui, je sentais que j’avais le niveau, sourit Omar. Dommage que je n’aie jamais eu ma chance. Vous voulez une autre anecdote sur un match amical que nous avons joué en fin de saison à Wolvertem (1-4) ? Hassan était déjà parti, et son numéro 10 était libre. Quand on m’a demandé avec quel numéro je voulais jouer, j’ai pris le maillot d’Hassan (rires). »

« J’ai convaincu De Maio de signer à Anderlecht »

À Brescia, El Kaddouri a été reçu comme un héros. Le président l’appelait « le nouveau Zidane ». « C’était parce qu’il m’avait demandé qui était mon idole, et c’était Zidane. Je l’ai rencontré une fois dans un hôtel à Dubaï en 2019, où j’étais en vacances avec ma famille et avec mon compatriote Mehdi Benatia et sa famille. Il connaissait Zizou et m’a proposé de faire une photo avec lui. Mais je n’osais pas le déranger… »

El Kaddouri a une autre anecdote concernant Brescia. « Mon bon pote là-bas était Sébastien De Maio. Oui, le De Maio qui a signé à Anderlecht en 2016. Vous savez quoi ? Je l’ai convaincu de signer à Anderlecht. J’étais fier que mon ami joue dans le club de ma ville. »

De Maio ne s’est cependant pas entendu avec l’entraîneur René Weiler, les deux en étant même presque venus aux mains. « Je sais qu’il s’est passé plein de choses. Pourtant, il était capitaine au début. »

« Gerets m’avait appelé pour le Maroc »

Entre-temps, El Kaddouri a dû faire un choix entre la Belgique et le Maroc. En 2011, il avait donné la victoire aux espoirs belges de Francky Dury contre l’Angleterre (2-1) : « Je suis monté au jeu (à la place de Guillaume François), j’ai donné une passe décisive et j’ai marqué le 2-1 à la 91e. »

Le sélectionneur national Georges Leekens ne l’a pas appelé pour jouer avec la Belgique, contrairement au sélectionneur du Maroc, qui était… Eric Gerets. « J’ai choisi le Maroc, mais pas parce que Gerets m’a appelé. J’ai suivi mon cœur. J’ai pu participer aux Jeux olympiques de Londres en 2012, mais j’avais une pubalgie. J’ai joué un peu, mais c’était une souffrance de jouer blessé. »

Au total, il a joué 29 fois pour l’équipe nationale du Maroc, il a participé à la Can 2017 avec Dirar, Carcela et Boussoufa. « Mbark se souvenait de mes entraînements avec Anderlecht quand j’étais un petit jeune. »

« À Naples, j’ai retrouvé mon copain d’école Mertens »

Après trois ans à Brescia, El Kaddouri a décroché un transfert XXL. Au départ, il devait signer à la Juventus, mais c’est finalement Naples qui l’a recruté. « Le célèbre agent Mino Raiola m’a réglé cela en dix jours. »

El Kaddouri à gauche de Mertens à l'entraînement à Naples.El Kaddouri à gauche de Mertens à l'entraînement à Naples.El Kaddouri à gauche de Mertens à l’entraînement à Naples. ©Belga

El Kaddouri y a joué 43 matchs en deux saisons et demie. « Mes meilleurs potes étaient Hamsik et votre Dries Mertens. Je suis toujours en contact avec Dries. Quand on était jeunes, on a même étudié ensemble pendant un an à la Topsportschool de Louvain. »

Ensuite, il a joué pour Torino et Empoli et donc surtout au PAOK, où il est resté six saisons. « Les fans m’aimaient fort, mais ils étaient aussi en colère parce que j’étais si souvent blessé. J’ai peut-être eu 20 blessures musculaires au cours des sept dernières années de ma carrière. J’ai dû arrêter à mes 34 ans. Au PAOK, je jouais à 50 ou 60 % de mes capacités. Ils n’y ont jamais connu l’El Kaddouri de la Serie A. »

El Kaddouri avait donné un assist à l'OM  avec le PAOK en Conference League.El Kaddouri avait donné un assist à l'OM  avec le PAOK en Conference League.El Kaddouri avait donné un assist à l’OM avec le PAOK en Conference League. ©Belga

Pourtant, El Kaddouri y a remporté des trophées. « Trois coupes et un titre. En fait deux titres, mais un titre nous a été volé. Vous savez sans doute pourquoi (NdlR : Le président est monté sur le terrain avec une arme). La saison dernière, j’étais entraîneur des jeunes à la SPAL en Italie, plus proche de ma famille. Mais en raison de la faillite du club, je suis donc de retour auprès de mon vieil amour, le PAOK. »