L’experte relève également que les actions européennes ont entamé leur hausse avec « une décote significative par rapport aux actions américaines, ce qui leur a laissé davantage de marge » pour progresser « à mesure que la confiance s’est renforcée ».
La tech toujours moteur
A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en hausse de 3,66%. A Séoul, l’indice Kospi a bondi en clôture de 3,76%. La Bourse de Sydney a pris 0,90%, celle de Taipei 2,88%.
A Séoul, SK Hynix a progressé de 5,77%, « à la suite de commentaires optimistes concernant la prochaine génération de puces (Nvidia, ndlr) destinées à l’intelligence artificielle », souligne Patrick Munnelly.
Cela « contribue à restaurer la confiance dans la poursuite du cycle d’investissements dans les infrastructures liées à l’IA et à convaincre les investisseurs que les inquiétudes du mois dernier sur la rentabilité des dépenses d’investissement étaient excessives », explique-t-il.
Un géant de la tech propulse Wall Street, un autre décroche
« Une partie de l’enthousiasme entourant les valeurs technologiques s’est toutefois estompée durant la nuit à la suite des résultats publiés par SpaceX et AMD », tempère Jim Reid.
Le chiffre d’affaires de SpaceX a atteint 7,8 milliards de dollars au deuxième trimestre (+92% sur un an) mais le groupe a aussi « annoncé une hausse de ses dépenses d’investissement consacrées à l’intelligence artificielle », indique l’économiste. Le titre a reculé d’environ 7% lors des échanges d’après-clôture à Wall Street, le marché marquant son inquiétude sur les sommes colossales investies.
Le pétrole se rapproche de ses niveaux d’avant-guerre
Les principaux indices mondiaux profitent également du fort recul des prix du pétrole.
« À mesure que les prix du pétrole se sont repliés par rapport à leurs sommets, une partie de la pression exercée » sur les économies « fortement consommatrices » et importatrices d’énergie « s’est également atténuée, note Daniela Hathorn. Ce qui « contribue à l’amélioration du sentiment de marché ».
Donald Trump a récemment affirmé que le détroit d’Ormuz rouvrirait « très bientôt » sans quoi l’Iran serait frappé « très fort », et a avancé qu’un accord pourrait intervenir d’ici jeudi.
Avec la reprise des efforts diplomatiques, le pétrole Brent, la référence mondiale, s’échange désormais en-dessous du seuil symbolique des 80 dollars, se rapprochant de ses niveaux d’avant l’éclatement de la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, fin février, et bien loin des 126 dollars atteints au plus fort de la crise au Moyen-Orient.
Pétrole : l’Opep+ augmente une nouvelle fois sa production malgré la guerre au Moyen-Orient
Vers 07H30 GMT, le baril de Brent perdait 0,33% à 79,10 dollars et son équivalent américain, le WTI, lâchait 0,82% à 75,15 dollars le baril.
Pas plus tard que la semaine passée, « les investisseurs se demandaient encore si un nouveau choc énergétique au Moyen-Orient allait constituer la toile de fond de la fin de l’été », rappelle Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank.
Les investisseurs considèrent de plus en plus la guerre au Moyen-Orient « comme un risque régional pesant sur l’offre, plutôt que comme le déclencheur d’une récession mondiale », estime Mme Hathorn.