Valentine Guerrier

Par Valentine Guerrier

Publié le 05 août à 19h55

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Alors que de nombreux fleuves européens souffrent de la sécheresse, la Meuse, elle, est toujours accessible à la navigation. Tout est fait pour que son niveau d’eau reste suffisant. C’est d’ailleurs le cas de l’ensemble des voies navigables en Belgique. Tout ça grâce… aux barrages et aux écluses. Explications avec notre journaliste Cathline Delvaux et Pierre Morleghem.


Alors que la sécheresse complique la navigation sur de nombreux fleuves européens, la Meuse reste parfaitement navigable. En Belgique, les gestionnaires des voies d’eau parviennent à maintenir un niveau suffisant grâce à un système de barrages et d’écluses.

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Des ouvrages d’art hydraulique indispensables pour rendre nos fleuves navigables, aujourd’hui salvateurs car ils permettent de maintenir des niveaux d’eau suffisants et ce malgré des débits plus faibles causés par la sécheresse. 15 barrages sont érigés sur la Meuse, 8 sur la Sambre.




Des barrages essentiels

« Quand on est en période de crue, la partie supérieure est descendue au maximum et la partie intérieure se lève pour évacuer l’eau par le dessous. Quand on arrive à une période de sécheresse comme maintenant, la partie inférieure est reposée sur le béton du fond et la partie supérieure se relève au maximum pour garder le maximum d’eau », explique Dimitri Detal, éclusier.

Des barrages essentiels au bon fonctionnement des écluses pour permettre aux bateaux de franchir le dénivelé du fleuve. « Les bateaux ont un enfoncement à respecter, ici c’est 2,80 mètres au maximum. S’il fait beau, on aura tendance à plus vite garder de l’eau pour savoir effectuer un bon passage des bateaux. S’il y a trop d’eau, on ouvre le barrage pour que les bateaux puissent passer dans l’écluse et en dessous des ponts sans avoir d’avarie », détaille encore Dimitri Detal.

Les écluses de la Sambre étaient anciennement gérées localement, l’eau étant suffisante. Mais vu les changements climatiques, la gestion se fait désormais à distance dans un centre qui centralise les opérations. De quoi avoir une vision globale et prendre des mesures pour l’ensemble du réseau.




Plusieurs mesures pour éviter la chute des niveaux d’eau

Un système qui sera prochainement étendu à la Haute-Meuse. « Concrètement, il y a des endroits où on pompe, c’est-à-dire qu’on peut remonter l’eau vers l’amont pour refaire circuler l’eau. Ça, c’est une des mesures. Mais on peut aussi lâcher de l’eau par exemple au barrage de l’Eau d’Heure, c’est ce qu’on fait actuellement sur la Sambre pour qu’il y ait assez d’eau pour garantir la navigation », dévoile Philippe Dierickx, directeur général du SPW Gestion hydrologique.

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Vu la période de sécheresse actuelle, le Service Public de Wallonie a pris aussi d’autres mesures pour éviter la chute des niveaux d’eau. « Lors du franchissement des écluses, on a une grande quantité d’eau qui est déversée vers l’aval et en regroupant les différents bateaux lors du franchissement de ces ouvrages d’art, cela permet d’économiser énormément d’eau », avance Sarah Pierre, porte-parole du SPW Mobilité et Infrastructures.

La Belgique compte 1.532 km de voies navigables, des cours d’eau majoritairement alimentés par les nappes phréatiques. Les épisodes de sécheresse à répétition ne seront donc pas sans conséquence pour les fleuves et les rivières.



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