Les 500 places du service militaire volontaire pourvuesDes études financées oui mais…
À l’ERM, les étudiants peuvent notamment décrocher un master en sciences sociales et militaires ou un diplôme d’ingénieur. D’autres formations sont suivies dans des établissements d’enseignement supérieur classiques lorsque la Défense ne les organise pas elle-même. C’est notamment le cas de la médecine, de certaines professions de la santé ou encore de la cybersécurité, un domaine pour lequel de nouvelles possibilités devraient être ouvertes.
Dans tous les cas, les frais d’études sont pris en charge par l’armée belge. Les étudiants perçoivent également un salaire puisqu’ils obtiennent le statut de militaire dès le début de leur formation. Pendant les vacances scolaires, ils participent aussi à des entraînements militaires.
L’accès à ces cursus reste toutefois sélectif car la réussite des années d’études est obligatoire. Les candidats doivent donc réussir une procédure d’évaluation portant sur leurs aptitudes académiques mais aussi sur leur motivation. « On regarde s’ils ont les possibilités académiques pour obtenir un tel diplôme, mais aussi s’ils ont la motivation et les capacités physiques pour faire partie de la Défense par la suite. », précise Margot Van Waeyenberghe.
L’ancienne caserne militaire de Dinant réquisitionnée à titre conservatoire par la DéfenseUn investissement qui implique un engagement
Cette prise en charge ne constitue pas une bourse d’études sans contrepartie… en échange, les étudiants s’engagent à travailler pour la Défense une fois leur diplôme obtenu. La période de service correspond généralement à une fois et demie la durée des études. Pour un bachelier de trois ans, cela représente donc environ quatre ans et demi d’engagement.
En cas de départ anticipé, une partie des frais engagés par la Défense devra être remboursée. Certaines filières répondent également à des besoins précis. Les futurs médecins, par exemple, ne pourront pas choisir n’importe quelle spécialisation. Celle-ci devra correspondre aux missions de l’institution militaire.
La Défense rappelle enfin que cette formule ne concerne qu’une partie de ses recrutements. Des postes restent accessibles directement après le CESS, tandis que certaines fonctions de soldat ou de matelot sont ouvertes aux candidats qui ne disposent pas de ce diplôme. Pour les étudiants intéressés, le dispositif représente donc une possibilité de financer leurs études, à condition d’accepter les engagements qu’il implique.