Un autre avait revendiqué le droit au silence en cours d’enquête et il s’y est tenu lors de l’interrogatoire d’audience. « Auriez-vous peur de représailles ? », lui a demandé vainement la présidente. Pas d’autre réponse que celle-ci : « Je conteste les livraisons. »
Khalid, 25 ans, un des dirigeants qui usaient de pseudos, confirme ce « titre » que le parquet l’accuse d’avoir porté entre le 1er novembre 2024 et le 8 février 2025, alors que l’autre dirigeant, qui lui envoyait d’ailleurs des messages depuis sa cellule alors qu’il se trouvait en détention préventive, aurait sévi du 13 avril au 8 juillet 2025.
Ledit Khalid roulait beaucoup. Son véhicule fut repéré sur les autoroutes à destination de l’Allemagne et de la Hollande. Il s’octroya également de petites vacances au Maroc. Il avait déjà été condamné avant d’être libéré sous conditions.
« Il se moque de nous. C’est scandaleux ! », s’est exclamée la substitute du procureur du roi Shelley Henrotte, avant de requérir trois ans de prison ferme ainsi qu’une amende de 500 euros pour port d’un faux nom.
Les autres peines requises ? 30 mois avec sursis pour l’autre dirigeant Maxime N., 15 mois avec sursis pour Simon D., qui reconnut « avoir fait des erreurs », et pour Kévin L., le prévenu qui n’a pas peur de représailles, 10 mois avec sursis pour l’absent Arthur G., et deux ans avec sursis pour Norbert C., l’autre absent qui n’aurait fait que des dépannages. Tous les prénoms sont des pseudos.
Le tribunal s’est montré bien moins sévère : trois ans avec sursis pour ce qui excède un an pour Khalid, des peines de travail pour tous les autres, 300 pour Maxime M., 200 pour Arthur G., 150 pour Simon D. et Kévin L., six mois avec sursis pour Norbert C. Ils sont également tous condamnés à une amende ferme de 8 000 euros.