Valentine Guerrier

Par Valentine Guerrier

Publié le 06 août à 06h00

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Pour beaucoup, un été réussi rime avec une peau bronzée. Six Belges sur dix jugent même le bronzage important après les vacances. Au point que près d’un sur deux pense, à tort, qu’il protège efficacement du soleil. Une idée reçue décryptée par Laura Van Lerberghe et Xavier Gérard. 


Pour beaucoup, les vacances d’été sont synonymes de peau bronzée. Pourtant, derrière ce teint hâlé tant recherché persistent de nombreuses idées reçues. Près d’un Belge sur deux pense encore, à tort, que le bronzage protège efficacement du soleil.

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En effet, sous un soleil éclatant comme par temps couvert, certains ne mettent jamais de crème solaire. Lorsqu’on vous a interrogé, vous nous avez répondu : « Je n’ai aucun souci avec ma peau, j’ai une peau impeccable donc je ne vois pas pourquoi je changerais » ou encore « Ça m’embête d’en mettre, je trouve ça sale, j’ai peur de l’acné. Je ne prends pas l’habitude, mais je sais qu’il faudrait. »




Le bronzage, une protection ?

Selon une étude, pour près d’un Belge sur deux, le bronzage protège même la peau. Nul besoin donc de mettre de la crème solaire. « Je le pense personnellement, mais j’ai cru voir sur les réseaux sociaux que ce n’était pas vrai », avoue un Belge. « Il faut tout le temps en mettre je pense », déclare une autre personne, ajoutant « je pense qu’il faudrait en mettre même quand il ne fait pas très beau et qu’on pense que ça va aller. »

Le bronzage n’est en effet pas une protection. En cas d’exposition intense au soleil, le rayonnement solaire, en particulier les ultraviolets peuvent agresser nos cellules et endommager leur ADN. Pour limiter les dégâts, la peau fabrique donc plus de mélanine.

« Le bronzage, c’est un peu une défense de notre peau contre une agression extérieure qui est le soleil. C’est ainsi qu’elle se protège, elle produit plus de pigments pour essayer de nous protéger un maximum contre les ultraviolets du soleil pour qu’ils ne viennent pas jusqu’à endommager plus notre ADN », explique Evelyne Harkemanne, dermatologue spécialisée dans les tumeurs cutanées.




Des risques de cancer de la peau

Problème : ces lésions peuvent favoriser certains cancers de la peau et accélérer son vieillissement. Des effets qui n’apparaissent parfois que des dizaines d’années plus tard.  

« C’est souvent le soleil qu’on a eu très tôt dans l’enfance et l’adolescence. Les répercussions, on va les voir uniquement apparaître vers l’âge de 60-70 ans. Donc ça met très longtemps », confirme Evelyne Harkemanne.

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Bronzer ne dispense donc pas de se protéger. En pharmacie, le conseil est le même pour tous : choisir un indice de protection élevé. « 50 c’est un indice de protection maximum. 50 ça protège vraiment de tous les UV à 98 %. Un indice de protection de 30 protégerait à 65 % à peu près. L’hydratation du soir aussi avec une crème hydratante c’est très important. »

Dernier réflexe : ne pas trop s’exposer aux heures les plus chaudes, c’est-à-dire entre 12h et 16h, et se couvrir avec des vêtements adaptés. Autant de gestes qui permettent de protéger sa peau.



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