Les chiffres de 2024 publiés en juillet 2026 de Santé publique France donne une idée de ce qu’il reste à faire pour la bonne santé des jeunes mères et de leur bébé. Avec ses « 59.000 naissances enregistrées en 2024 en Hauts-de-France, soit un taux de natalité de 9,8 naissances pour 1 000 habitants (9,8 ‰) », la région a un « taux significativement supérieur au taux de natalité en France (9,6 ‰) », même si en baisse aussi.



Entre une santé mentale en berne, des complications qui pourraient être amenuisées avant la grossesse et la prévention qui gagne du terrain, voici les chiffres de la région Hauts-de-France.



Anxiété, dépression, idées suicidaires… Peut mieux faire

C’est l’un des principaux axes à retravailler pour les mamans et de leurs nouveau-nés : la santé mentale. En 2024, autour de 200.000 femmes en France étaient concernées par des problèmes d’anxiété, de dépression voire avaient des idées suicidaires quelques mois après leur accouchement.



L’anxiété est le mal qui touche le plus de mamans (27 % d’entre elles soit une sur quatre) suivie par la dépression (17 % soit une sur six) puis les idées suicidaires (5,5 % soit une femme sur 20). Environ 15 mamans passent à l’acte chaque année, ce qui en fait l’une des deux premières causes de mortalité maternelle.

Ces trois ennuis de santé mentale ont des conséquences sur la maman et le bébé. Santé publique France souligne que même l’anxiété peut favoriser des complications obstétricales, des difficultés pour établir un bon lien entre la mère et son bébé mais aussi des risques accrus de troubles du développement chez l’enfant.



Une solution est toutefois perçue : détecter les difficultés psychologiques pendant la grossesse et à plusieurs étapes. Cela peut se faire durant l’entretien prénatal ou la préparation à la naissance. Ensuite, la visite à domicile d’une sage-femme, d’une rencontre avec des travailleurs sociaux pour aider permet de détecter un besoin de thérapie chez la maman. L’entretien postnatal précoce permet aujourd’hui de repérer plus rapidement les mamans en difficultés psychologiques.

► Vous avez des idées suicidaires ? Demandez de l’aide en appelant le 3114.

Les femmes ne retrouvent pas leur corps aussi rapidement que cela après avoir donné naissance.

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L’alimentation… Première sur le surpoids et l’obésité

Mauvaise nouvelle : les Hauts-de-France sont la première région de France métropolitaine de mamans en situation de surpoids ou d’obésité avant leur grossesse. Avec 41,3 % de femmes dans cette situation, la région devance le Centre-Val de Loire et le Grand Est. Dans le même thème, le nombre de femmes diabétiques au moment de leur grossesse est en hausse… comme dans le reste du pays.

Le surpoids ou l’obésité peuvent être à l’origine de différentes difficultés sanitaires que ce soit chez la maman ou l’enfant à venir. Pour la mère, cela augmente le risque d’hypertension artérielle gravidique, de diabète gestationnel ou encore de thromboses veineuses. Pour le bébé, les complications peuvent être une naissance prématurée, des anomalies congénitales, un poids élevé, voire de mort fœtale in utero (mort-né).

Si les bienfaits de l’allaitement pour le bébé sont reconnus, les Hauts-de-France restent la région où les mamans allaitent le moins : 57,3 % y ont recours en maternité. Elles sont plus nombreuses à essayer : 66,2 %.

► Vous pouvez vous rendre chez votre médecin ou un diététicien pour trouver un régime adapté à votre grossesse. Retrouvez aussi des informations sur le site 1000 premiers jours.

Le tabac : là aussi, mauvaises élèves

« Les parts de fumeuses un an avant leur grossesse (32,9 %), au 3e trimestre de grossesse (17,1 %) et à 2 mois du post-partum (18,8 %) sont plus élevées dans les Hauts-de-France que celles observées en France entière en 2021 », résume le rapport de Santé publique France.

La région est devant le Centre-Val de Loire, l’Occitanie et la Bretagne. Le tabagisme est un « facteur majeur de morbidité materno-fœtale » : placenta prævia, grossesse extra-utérine, prématurité…

► Pour arrêter de fumer, consultez votre médecin ou contacter un tabacologue ; y compris avant de prendre la vapoteuse.

Il est recommandé aux femmes enceintes d’arrêter la cigarette… pour la remplacer par une vapoteuse ? Pas sûr…

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Vaccination au top dans les Hauts-de-France

Pour finir sur une bonne note, les (futures) mamans des Hauts-de-France font mieux que la moyenne nationale au moins sur la vaccination. Ainsi le vaccin contre la grippe est proposé à 73 % d’entre elles (contre 56,4 % au niveau du pays) et 35,1 % le font. Pas terrible ? C’est toujours mieux que le chiffre à l’échelle de la France : 29 %.

Pourquoi est-ce important d’être vacciné contre la grippe pendant sa grossesse ? À cause de la fièvre, qui peut provoquer des contractions.

Autre vaccin, celui contre la coqueluche – maladie mortelle pour le nouveau-né – : 62,5 % des femmes des Hauts-de-France ont eu un rappel du vaccin dans les 10 années précédant leur grossesse. C’est un tout petit peu moins bien qu’au niveau national : 66,7 %.

► On vous explique pourquoi il y a des vaccins obligatoires pour les nouveau-nés et les bébés. Cliquez ici pour savoir si vous êtes à jour dans vos vaccins.