L’interview de Guillaume, ce mercredi, avait tout d’une épreuve de Koh-Lanta. Le téléphone de l’aventurier vannetais est tombé dans l’eau, au Costa-Rica (où il se trouve pour le travail), quelques heures avant notre appel. Il ne lui reste que 10 % de batterie pour nous parler. Un problème de réseau à la rédaction nous oblige, nous, à réaliser l’entretien à l’extérieur. De l’inconfort, à l’image de la célèbre émission de TF1. Tenu au secret sur son parcours, il nous raconte pourquoi il a voulu tenter l’aventure et son amour pour la région et les voyages.

Tout commence à l’adolescence, en Caroline du Sud. Qu’est-ce qui change quand on est adolescent là-bas plutôt qu’à Cherbourg (Manche), votre ville de naissance ?

Tout. Les Américains sont très avenants, mais ils sortent tout le temps de leur zone de confort. À 15 ans, j’ai passé mon permis de conduire, impossible de faire autrement dans ces grands espaces. Cela m’a forgé. Mon adolescence n’aurait pas été la même si j’étais resté à Cherbourg.

Qu’est-ce qui vous reste de cette expérience ?

La maladie du voyage. J’ai cette envie permanente de découvrir de nouveaux pays. Ce qui me fascine, c’est de retrouver ce regard d’enfant : avoir les yeux écarquillés devant un tas de choses. C’est une exploration permanente.

Après les États-Unis, qu’est-ce qui vous a amené à Vannes ?

J’ai étudié à Brest et Bordeaux pour mes études, puis j’ai travaillé à Paris, dans le marketing stratégique.

Mais je cherchais à partir de la capitale, pour me rapprocher de la nature. Un pote vannetais partait à l’étranger. Je lui ai demandé si je pouvais prendre sa suite dans son entreprise de création de bois, à Vannes. C’était il y a un an et demi.

Vannes, c’est donc le bon compromis entre aventure et travail ?

J’apprécie vraiment ! D’ailleurs, j’ai une partie de ma famille qui habite dans la région. Je suis à proximité de toutes mes activités favorites : le surf, la voile – j’ai un voilier à Auray –, l’escalade. Et puis, je pars découvrir la Bretagne en bateau. Le plus loin, ça doit être Concarneau (29).

Aujourd’hui, je suis heureux de rendre fier le petit Guillaume qui regardait ça.Vous participez, à partir du mardi 3 mars, à Koh-Lanta – les reliques du destin. Pourquoi avoir candidaté ?

Pendant mon adolescence, en France, on regardait l’émission en famille. On commentait sans arrêt : « Mais pourquoi il fait ça ? », « À sa place, j’aurais fait ci ou ça ». J’ai commencé à rêver de rentrer dans la télé. Aujourd’hui, je suis heureux de rendre fier le petit Guillaume qui regardait ça.

En arrivant sur l’île, aux Philippines, quelles étaient les premières impressions ?

Je suis quelqu’un de très gourmand. Le premier inconfort, c’est qu’on n’a pas de petit-déjeuner ! (rires) L’autre impression, c’est que je me croyais sportif. Mais là-bas, j’ai été très humble, finalement. Il y a de sacrés personnages et je me suis dit : « Il va falloir te donner » (rires).

Qu’est-ce qu’il vous a manqué le plus durant l’aventure ?

Je n’y ai même pas réfléchi sur le moment ! Avec du recul, je dirais du bon pain français et du fromage. Un bon camembert. Et évidemment, le kouign-amann !

Pratique

Koh-Lanta, les reliques du destin, sur TF1, à partir du mardi 3 mars, à 21 h 10.