Après six volets et trois films dérivés, Hollywood se replonge dans l’univers de « Rocky » en racontant cette fois les coulisses de la création du film culte.Le réalisateur Peter Farrelly a fait confiance à un acteur inconnu du grand public pour marcher dans les traces de la légende Stallone.Un pari qui semble gagnant à en croire la première bande-annonce, dévoilée en exclusivité dans « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce jeudi.
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Sylvester Stallone n’a bien que deux fils. On est quand même allé vérifier par trois fois tant la ressemblance avec le comédien choisi pour l’incarner est saisissante. Non content de partager la même gueule charismatique que son aîné, Anthony Ippolito a aussi emprunté le timbre grave et suave indissociable de la légende hollywoodienne. « Tu parles comme si tu avais des cailloux dans la bouche », lui lance-t-on dans la première bande-annonce de I Play Rocky, dévoilée en exclusivité dans « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce jeudi.
Il a aussi été les jeunes Adam Sandler et Al Pacino
En salles le 23 décembre, ce film aux allures de biopic s’intéresse au moment charnière de la carrière de Sylvester Stallone. Au milieu des années 1970, l’aspirant acteur entend bien se faire un nom en tant que scénariste. Inspiré par le combat entre Mohammed Ali et Chuck Wepner, il imagine à son tour l’histoire d’un boxeur inconnu de Philadelphie qui va finir par se battre pour le titre suprême de la discipline. I Play Rocky, littéralement « je joue Rocky », retrace les galères en coulisses pour réussir à monter et tenir le premier rôle de ce projet qui remportera trois Oscars, dont celui du meilleur film, en 1977.
Pour qu’un tel film tienne la route, il fallait absolument ne pas se louper sur le casting. Plus Rocky que Rocky lui-même, Anthony Ippolito n’a pas attendu qu’on vienne le chercher et a directement envoyé une cassette d’audition aux producteurs. Son audace est à souligner. Car la filmographie de l’acteur de bientôt 27 ans était jusqu’ici plutôt maigre. Comédien depuis l’enfance, il a joué un jeune Adam Sandler dans la comédie Pixels et a tenu des petits rôles dans les productions Netflix Grand Army et Nos cœurs meurtris.
Ce qui a sans doute joué en sa faveur ? La capacité à se métamorphoser qu’il a mise en avant dans la mini-série The Offer, sur les coulisses de la création du Parrain. Anthony Ippolito y interprétait déjà un mythe du cinéma, Al Pacino. Tout semblait presque écrit pour qu’il devienne aussi le jeune Sylvester Stallone. Comme « Sly », il vient de New York et a des origines italiennes. Son nom de famille signifie littéralement « lâcher les chevaux » quand Stallone se traduit par « étalon » en italien.
Il n’aurait pas pu se montrer plus aimable et plus généreux en partageant ce que cette expérience a représenté pour luiAnthony Ippolito sur Sylvester Stallone
Anthony Ippolito raconte « avoir pris un peu de poids » pour s’offrir la carrure de Stallone tout en regardant « le plus possible » les films et interviews de la star de 80 ans. Mais les meilleures informations lui ont été données par le principal intéressé lui-même. « C’est un homme très occupé. J’ai pu lui parler brièvement en visio alors qu’il était sur le tournage de sa série Tulsa King », raconte-t-il à Fandango (nouvelle fenêtre).
« Il n’aurait pas pu se montrer plus aimable et plus généreux en partageant ce que cette expérience a représenté pour lui. Il a vraiment dû faire face à de nombreux obstacles et n’avait pas beaucoup de soutien à l’époque, à part quelques personnes. Il a vraiment fait preuve d’une grande force de caractère pour persévérer, même si tout semblait se liguer contre lui. C’est vraiment inspirant de l’entendre parler ainsi et de pouvoir m’entretenir avec un homme dont le travail m’a tant inspiré tout au long de ma vie. C’était vraiment incroyable », se souvient-il.
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Adoubé par la star canadienne Ryan Gosling au CinemaCon de Las Vegas au printemps, la grand-messe des exploitants des salles obscures outre-Atlantique, le film de Peter Farrelly (Mary à tout prix, Green Book) sera présenté au festival de Toronto en septembre. I Play Rocky a déjà eu un sacré coup de boost sur la carrière d’Anthony Ippolito. Selon Deadline, le jeune homme vient de signer avec la puissante agence CAA, qui représente notamment Leonardo DiCaprio, Meryl Streep ou encore… Ryan Gosling. De quoi faire grimper aussi son nombre d’abonnés sur Instagram, encore bloqué à moins de 67.000 curieux.
Delphine DE FREITAS
