Une tolérance qui pourrait représenter une aubaine pour certains automobilistes… Depuis le 1er juillet, le montant d’une perception immédiate pour un excès de vitesse s’élève désormais à 58 € pour les 10 premiers km/h de dépassement (en prenant en compte la vitesse corrigée). Au-delà de 10 km/h, un supplément s’ajoute par kilomètre en trop : 12 € par km/h en agglomération ou zone 30 et 7 € par km/h sur les autres routes. À tous ces montants s’ajoutent des frais administratifs de 10,67 euros.

Le radar le plus rentable de Belgique flashe plus de 300 automobilistes par jour et rapporte 8 millions d’eurosDes appareils de plus en plus fiables

Pour autant, ces marges techniques correspondent-elles encore à la réalité technologique ? Selon Vias, les progrès réalisés par les radars ouvrent la porte à une réflexion.

L’institut, qui dispose d’un laboratoire chargé notamment de vérifier et d’homologuer les radars, constate que les appareils modernes sont bien plus performants qu’auparavant. « Lorsque nous effectuons des tests, nous abaissons la marge à 3 km/h soit 3 %. Nous observons systématiquement que tous les radars fixes ou tronçons présentent une imprécision largement inférieure à 1 %, et elle est même souvent nulle », explique Benoit Godart.

À titre d’exemple, un contrôle de vitesse sur un tronçon de deux kilomètres limité à 50 km/h est capable de calculer la vitesse avec une précision de 0,26 km/h nous rapporte Vias. « Les radars sont aujourd’hui beaucoup plus précis et performants. Il faut bien sûr garder une marge, nous n’avons jamais contesté ça mais la technologie d’aujourd’hui permettrait de l’abaisser.« , résume le porte-parole.

« Le débat est clos »

Pour autant, l’institut ne fait pas de cette question son cheval de bataille. La récente circulaire du collège des procureurs généraux maintient les marges actuelles et, pour Benoit Godart, « le débat est clos ».

L’organisme préfère concentrer son discours sur le respect des limitations de vitesse. « Nous devons déjà continuer à essayer de faire davantage respecter les limitations avant de relancer éventuellement le débat sur un abaissement de cette marge », souligne-t-il.