Le virus du Nil occidental se développe d’abord chez les oiseaux et est transmis par les moustiques du genre Culex, communs en Belgique. « Si un moustique pique un oiseau contaminé, il va transmettre le virus au cheval d’abord et puis dans un délai assez proche, certains humains sont aussi contaminés », précise Dr Pierre Paindaveine. « Cette année, il y a déjà trois cas chez les oiseaux. L’organisation mondiale de la santé animale a donné l’alerte lundi pour une pie. L’Afsca a récemment confirmé deux cas en région flamande et bruxelloise. La circulation est suffisamment importante dans le milieu des oiseaux pour toucher un cheval. »
Pour le moment, c’est le seul cas confirmé chez un équidé. Il y a peut-être déjà eu d’autres contaminations non diagnostiquées car dans la majorité des cas, cela se manifeste par un état grippal (tant chez le cheval que chez l’homme). Une forme neurologique survient dans 1 % des cas, essentiellement chez les personnes âgées ou immunodéprimées. Il n’existe pas de vaccin humain.
« Un vaccin existe chez le cheval. Idéalement, cela doit être fait avant que la saison des moustiques n’arrive. Le temps d’avoir une immunité, il faut au moins compter trois à quatre semaines », poursuit Dr Pierre Paindaveine.
Il ne s’agit pas d »un virus aéroporté, ni le cheval ni l’homme contaminé ne sont contagieux. Par contre, le virus survit pendant l’hiver.