
Par Céline Thérer
Publié le 07 août à 06h00
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En mettant en vente une simple paire de chaussures sur un site de seconde main, un couple pensait réaliser une petite transaction sans risque. Mais derrière un acheteur apparemment sérieux se cachait une escroquerie redoutablement bien orchestrée. Malgré leur prudence, les victimes ont perdu 2.600 euros. Un témoignage marquant à découvrir dans le premier épisode d’Au commissariat.
Au commissariat de la zone de police Mons/Quévy, l’inspecteur Fabrice accueille un couple venu déposer plainte après avoir été victime d’une escroquerie en ligne.
L’histoire débute pourtant de la manière la plus banale. L’épouse met en vente une paire de chaussures de marque, neuves, pour 30 euros sur un site de seconde main. Son mari est persuadé d’être suffisamment vigilant. « Je peux vous assurer, je prends toutes les précautions », explique-t-il à l’inspecteur.
Après une première offre refusée, un second acheteur leur propose de passer par une société spécialisée afin de sécuriser le paiement. Le couple accepte et crée un compte, sans se douter que le piège est déjà en train de se refermer.
Une escroquerie bien ficelée
Quelques minutes plus tard, un SMS puis un lien leur demandent de compléter leurs informations afin de recevoir le paiement. Lorsque le site réclame le cryptogramme de la carte bancaire, le mari refuse de le communiquer. « Sachant que c’était une donnée à ne pas communiquer, je ne l’ai pas donnée », raconte-t-il.
Mais les escrocs ne s’arrêtent pas là. Un e-mail reprenant parfaitement le logo de la société arrive dans leur boîte de réception. Dans la foulée, un homme les appelle en se présentant comme un agent de contrôle de la plateforme. L’inspecteur Fabrice n’est pas surpris par cette mise en scène : « C’est super bien fait, c’est super bien cadenassé, c’est ficelé. »
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Au téléphone, le faux conseiller demande simplement au mari de confirmer son numéro de compte, puis de valider une opération via itsme. Sur le moment, rien ne lui paraît anormal. « Sur le coup, je n’ai pas tout à fait réagi », confie-t-il. Après un premier échec, l’escroc l’invite à utiliser l’application bancaire. Puis, un montant de 2.000 euros apparaît soudainement sur le lecteur de carte.
Le mari met immédiatement fin à l’appel et contacte sa banque. Trop tard. La vente d’une paire de chaussures à 30 euros leur aura finalement coûté… 2.600 euros.
On voit ce genre de dossier tous les jours
Pour l’inspecteur Fabrice, ce type d’escroquerie est devenu monnaie courante. « Ce n’est pas une invention. On est confrontés à ce genre de nouvelle criminalité tous les jours », explique-t-il.
Les enquêteurs rappellent qu’il faut rester extrêmement vigilant face aux liens reçus par SMS ou par e-mail, même lorsqu’ils semblent provenir d’une entreprise connue. Les logos, les sites internet et les appels téléphoniques sont aujourd’hui suffisamment crédibles pour tromper même les personnes les plus prudentes.
Les auteurs de ces arnaques agissent bien souvent depuis l’étranger, ce qui complique fortement les enquêtes et les rend, dans de nombreux cas, très difficiles à identifier.
Retrouvez le premier épisode d’Au commissariat ce vendredi 7 août à 19h50 sur RTL tvi et en streaming sur RTL play.
Au commissariat
RTL TVI
Mons (Hainaut)
Quévy (Hainaut)
province de Hainaut
Caroline Fontenoy