La Commission européenne met la plateforme X de Elon Musk à l’amende: « Ça ne s’arrête pas là »

Mais pour la secrétaire générale des Écologistes, le problème ne se limite pas aux campagnes de désinformation venues de l’étranger. Elle estime que le fonctionnement même du réseau social constitue une menace plus profonde. « Au-delà des attaques organisées depuis l’étranger, l’algorithme de X est, pour moi, une ingérence beaucoup plus forte dans la vie démocratique de ce pays car il a, en lui-même, un impact beaucoup structurel, quotidien, de chaque minute dans la désinformation », a-t-elle déclaré.

Le rôle d’Elon Musk remis en cause

Dans son entretien, Marine Tondelier vise aussi directement Elon Musk, propriétaire de X depuis 2022. « Cet outil est la propriété d’une personne, basée aux États-Unis, avec une idéologie suprémaciste et qui, clairement, veut faire basculer l’Europe dans une soumission totale aux États-Unis », affirme-t-elle.

Elle reproche également à Elon Musk d’avoir affiché son soutien à Marine Le Pen. Mi-juillet, le patron de Tesla avait écrit sur X à propos de la candidate du Rassemblement national : « Elle est le dernier espoir de la France ».

Les déclarations de Marine Tondelier ont rapidement circulé au-delà de la France. Le compte ZeroHedge, suivi par plusieurs millions d’abonnés, a notamment relayé la polémique en écrivant : « Un leader écologiste français réclame la fermeture de X en raison du soutien apporté par Musk, qu’il qualifie de ‘suprémaciste’, à Marine Le Pen ».

Une publication qui a rapidement attiré l’attention du principal intéressé.

Elon Musk réplique

Quelques heures plus tard, Elon Musk a lui-même réagi à cette publication. Reprenant le terme anglais utilisé pour évoquer une fermeture de X (shut down), le patron du réseau social a écrit à propos de Marine Tondelier : « J’exige qu’elle soit mise hors d’état de nuire pour trahison envers la France ! »

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Une attaque à laquelle la candidate écologiste a répondu à son tour : « La France n’a pas à recevoir de leçons de patriotisme d’un milliardaire étranger qui estime pouvoir décider quels responsables politiques européens doivent être réduits au silence ».

Marine Tondelier poursuit son message par une formule destinée directement à Elon Musk : « La démocratie n’est pas à vendre. Pas même à l’homme le plus riche du monde. » Avant d’ajouter : « Je préfère être accusée de défendre la démocratie que d’essayer de l’acheter ».