Mais comme pour bien des Bekende Vlamingen, le succès se fracasse sur la frontière linguistique. En Belgique, nul n’est prophète dans tout le pays. Surtout quand on ose ne pas performer en anglais. En Wallonie, le néerlandais est hélas trop souvent vu comme un repoussoir. Une « langue étrangère », et pas une « langue nationale ». Inversement, le goût du français s’effrite en Flandre.

Le Ronquières Festival va faire vibrer le site du « Plan incliné » les 7, 8 et 9 août

Alors quand un festival wallon assume le choix du néerlandais à l’affiche, on ne peut que saluer. On dit souvent : la musique est un langage universel. Dans une Belgique institutionnellement morcelée, on l’a parfois oublié. Car comment faire société sans, d’abord, s’écouter ? Alles begint met luisteren. Pour les arts et pour tout le reste.