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Un massacre à la tronçonneuse. A la fin du clip de Petal, morceau issu de son nouvel album, Ariana Grande a le sourire aux lèvres et le visage en sang. Sur fond de pop sombre et vaporeuse, elle joue une aspirante starlette qui enchaîne les auditions devant un panel de gros bonnets, lubriques et détestables. Elle essuie refus sur refus («Devrait se faire refaire», griffonne l’un d’eux sur sa fiche), se réinvente mais l’effort ne suffit jamais («s’est trop fait refaire»). Alors à la fin, Ariana sort la scie mécanique et, sauvagement, les démembre.

On reconnaît l’esthétique des slashers seventies mais l’image, elle, est furieusement actuelle. Celle d’une star qui, si elle a depuis longtemps dépassé l’étape des castings, en a assez d’être jugée. Dimanche dernier, Ariana Grande annonçait par l’intermédiaire de sa porte-parole qu’elle se mettrait bientôt «en retrait». «Elle a hâte de terminer sa tournée et de la conclure en beauté, en bonne santé et dans la joie, puis de prendre un repos bien mérité loin de son travail et de ses apparitions publiques, qui l’ont exposée à une pression médiatique permanente.»