Le geste est sûr. Fluide. Et il raconte. Denis Laming a toujours dessiné, imaginé. Des lignes futuristes, tout le temps. Loin des vieilles pierres du château du Gué-Péan, acquis il y a une vingtaine d’années à Monthou-sur-Cher, dans le sud du Loir-et-Cher. Parce que, selon lui, « il n’y a pas de futur sans racines ». Un choix d’implantation qui tient au hasard. « Je ne cherchais pas. C’est mon assistante, à Paris, qui avait glissé l’annonce dans le parapheur. J’avais passé une partie de mon enfance dans la propriété familiale, à Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire). » Denis Laming s’ancre dans la région Centre-Val de Loire. Ne perd pas de vue Paris, où il vit, et n’est jamais loin du Poitou.
Là, dans ce qu’il définit plus comme un atelier qu’un bureau, l’architecte Denis Laming a fait naître une partie des projets qu’il a menés.
« J’ai pensé à un lever de soleil sur un monde en mutation »
Son métier, il l’a vu évoluer. Via des outils numériques notamment. « Des élus s’y sont laissés prendre. C’est très dommage », souligne le septuagénaire qui travaille encore. « Je suis au ralenti. Mais je travaille sur un énorme aquaparc en Chine, à Wuhan où j’ai un bureau ». Il dispose encore d’un bureau à Paris et à Valence, en Espagne et d’une assistante à Seattle aux États-Unis. D’autres ont été fermés, ailleurs en Chine et aux Émirats arabes unis. « Autant j’ai des difficultés à marcher, autant ma tête fonctionne », poursuit l’architecte dans un sourire. Selon lui, un architecte doit être « imaginatif, créatif. C’est quelqu’un qui n’a pas de spécialité mais une culture générale, le goût des autres et du beau. Moi, ma marque, c’est le futurisme. J’ai redonné un élan à ce mouvement que l’on a appelé le néo-futurisme….
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