Dimanche dernier, Morgane Boullier était l’invitée d’honneur de la journée consacrée aux peintres au jardin dans l’enceinte du Parc oriental. L’artiste peint avec une technique traditionnelle de peinture à l’encre, appelé Sumi-E, originaire de Chine et qui a été introduite et s’est développée au Japon il y a plusieurs siècles, et ce, grâce à des moines bouddhistes.

Le terme Japonais Sumi-E est composé de Sumi, qui veut dire « encre noire », et du E qui veut dire « peinture ».  D’une apparente simplicité, le Sumi-E est bien plus complexe qu’il n’y paraît. C’est une peinture qui demande d’être pleinement dans le moment présent, car, il n’est pas possible de se tromper. Il doit aussi répondre à des caractéristiques déterminées et typiques, telles que la sobriété et la spontanéité afin de sensibiliser le spectateur. Je laisse volontairement des espaces blancs pour laisser libre cours à l’imagination et l’interprétation de celles et ceux qui le découvrent , a expliqué Morgane aux nombreux visiteurs curieux de découvrir cette façon de peindre, et à celles et ceux ayant participé aux deux ateliers prévus dans la journée.  Ce soir, je suis, certes, épuisée, mais heureuse d’avoir partagé ma passion avec de nombreuses personnes, dont des artistes peintres, dans ce lieu qui se marie fort bien avec ce que je réalise sur mes toiles . Installée à l’embarcadère, certains visiteurs lui ont demandé pourquoi elle peignait en leur tournant le dos. La réponse est dans les explications données plus haut.  Je sais que c’est un peu frustrant pour le public, mais la concentration est primordiale dans cet art , a répondu l’artiste peintre, ce qu’a très bien compris le public.