Cette rare brouille entre deux alliés de l’UE et de l’Otan intervient après que 72.000 migrants ont franchi la frontière depuis le Maroc vers le territoire espagnol de Ceuta, en Afrique du Nord, la semaine dernière, lors d’un mouvement d’une ampleur sans précédent.
Ceuta : au moins 141 morts et un bilan pouvant encore s’alourdir, estiment des ONG marocaines
Des scènes vivement critiquées par d’autres pays de l’UE partisans d’une ligne dure sur l’immigration irrégulière et la protection des frontières extérieures du bloc, parmi lesquels la Première ministre italienne d’extrême droite Giorgia Meloni.
Le gouvernement italien a assuré vendredi n’avoir « en aucun cas l’intention de revenir sur la décision de suspendre l’application de l’accord de Schengen (de libre circulation des personnes, ndlr) aux ressortissants de pays tiers en provenance d’Espagne, au moins jusqu’au 15 août ».
Le gouvernement espagnol a de nouveau fustigé cette mesure italienne qu’il a qualifiée « d’inéquitable, contraire aux intérêts de l’UE et discriminatoire pour la population espagnole ».