Deux sites particulièrement problématiques

La situation était devenue particulièrement compliquée pour les services communaux, régulièrement contraints de nettoyer les abords des conteneurs. « La Commune devait aller assurer le nettoyage des sites tous les jours. C’est impossible », souligne Patrick Lecerf.

Six bulles étaient installées sur le territoire communal: deux à Hamoir, deux à Comblain-la-Tour, une à Filot et une à Fairon. Ce sont les deux sites de Hamoir, situés à la gare et à proximité de l’Intermarché, qui concentraient le plus de problèmes.

« C’est une situation complètement inadmissible due au manque de civisme de certains citoyens qui multiplient les dépôts clandestins autour des bulles Terre. C’est devenu un véritable dépotoir à ciel ouvert, on y retrouvait des casseroles, des poussettes, des jeux d’enfant, et j’en passe… », dénonce le bourgmestre.

Les difficultés ne sont d’ailleurs pas propres à Hamoir. Dans la province de Liège, Dison a déjà pris une décision similaire en retirant ses conteneurs Terre. Dans le Hainaut, Dour, Frameries, Hensies et Honnelles ont également choisi de les supprimer.

Deux conteneurs désormais au recyparc de Xhoris

La Commune a toutefois veillé à proposer une alternative aux habitants souhaitant donner leurs vêtements. Un premier conteneur était déjà installé au recyparc Intradel de Xhoris, partagé par Hamoir et Ferrières. Un deuxième vient désormais d’y être ajouté. Ce choix n’est pas anodin: le site est surveillé par les écoguides d’Intradel et les dépôts sauvages n’y sont pas tolérés.

La Commune réfléchit également à une autre possibilité. « Nous replacerons peut-être un ou des conteneurs dans le parc communal, derrière l’administration communale. Mais l’espace ne sera pas accessible 24 heures sur 24 et il sera surveillé par une caméra », annonce Patrick Lecerf.

Si les conteneurs devaient donc faire leur retour à Hamoir, ils ne seraient plus installés aux mêmes endroits ni accessibles en permanence. La commune souhaite privilégier des lieux plus surveillés.

« Toucher au portefeuille des pollueurs »

Le bourgmestre appelle également les habitants à se montrer vigilants. Car pour lui, la très grande majorité des citoyens utilisent correctement les dispositifs, tandis qu’une minorité est responsable des dépôts sauvages.

« La propreté est l’affaire de tous, et j’invite les témoins d’actes du genre à relever les numéros des plaques d’immatriculation et à les communiquer à la police. Celle-ci peut alors aller verbaliser », rappelle-t-il.

Une manière, selon lui, de s’attaquer directement au problème. « Ce n’est qu’en touchant au portefeuille des pollueurs, qui représentent une minorité de personnes, qu’on parvient à les faire changer de comportement. »