Louis Vandendriessche

Par Louis Vandendriessche

Publié le 09 août à 13h28

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Aux États-Unis, pour tenter d’en finir avec les moustiques-tigres, une entreprise a choisi une méthode radicale : utiliser les moustiques… contre les moustiques. Une innovation 100 % naturelle qui pourrait bien changer la donne dans la lutte contre ces insectes envahissants. Reportage : Cathline Delvaux et Xavier Preyat.


Dans la banlieue de Washington, des moustiques mâles, porteurs de la bactérie Wolbachia, sont lâchés dans un jardin. S’ils ne piquent pas, ils sont là pour lutter contre les moustiques tigres. « Ils sont en fait des moustiques mâles qui, une fois relâchés, vont s’accoupler avec des femelles sauvages, rendant ces femelles infertiles pour le reste de leur vie. C’est extrêmement ciblé, ça n’atteint qu’une seule espèce, invasive, les moustiques-tigres », explique Todd Montgomery, fondateur de l’entreprise « Bee Safe Mosquito Control ».


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D’ici la fin de l’été, 600 000 moustiques-tigres seront relâchés dans l’ensemble de la région, une première du genre à destination des particuliers aux Etats-Unis. 25 clients participent cette saison au programme, dont April, une habitante de la région. « Il réduit la population de moustiques d’une manière très humaine et respectueuse de l’environnement, ce que je trouve important pour nous tous car nous sommes tous des êtres humains. Nous buvons l’eau et nous ne voulons pas que les produits chimiques pénètrent dans notre eau et dans notre chaîne alimentaire », témoigne-t-elle.



Les moustiques-tigres sont une espèce invasive, vecteurs de maladies graves comme la dengue. Seulement, les résultats de ce genre de méthode sont variables, en cause notamment des conditions locales différentes. « Si vous le relâchez à un endroit précis son efficacité diminue progressivement. Puis les moustiques peuvent migrer avec le vent, etc. Donc cela dépend de la géographie de l’environnement », note Marcelo Jacobs-Morena, professeur l’Université Johns Hopkins.


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Selon certaines études, cette méthode permettrait de limiter fortement la population de moustiques tigres et de réduire le risque de dengue de plus de 70 %.



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