Le roman-photo, format plutôt délaissé, voire oublié ou méconnu aujourd’hui, pourrait revenir peu à peu, mais son retour reste timide. Si pour l’heure les images en mouvement sont préférées, les mises en scène photographiées, additionnées pour créer une histoire, ont eu leurs heures de gloire.

En Afrique, Paul Kodjo a été l’un des premiers à explorer ce genre, et un échantillon de ses œuvres, soigneusement sélectionné par Amandine Nana, témoigne de son travail à Croisière, à Arles dans l’exposition « Paul Kodjo : Photoromance ».

Des photos inédites

L’artiste ivoirien « né en 1939, nous a quittés en 2021 et a débuté la photographie dans les années 60, en Côte d’Ivoire, dans un moment important qui suit l’indépendance ivoirienne », détaille la commissaire.

Dans cette exposition, coproduite par le Palais de Tokyo à Paris, Amandine a pris le soin de choisir des images, pour certaines qui n’avaient pas encore été scannées et qui sont présentées pour la première fois.

Après un passage à Paris, Paul Kodjo crée Mamedis (Mass Media Service), une agence « très avant-gardiste pour l’époque, parce que c’est une agence qui se positionne dès le début à la croisée de trois disciplines : la photographie,…