Pendant des décennies, une petite boussole imprimée sur des millions de livres a aussi symbolisé une part de l’histoire industrielle de Vendôme. Celle des Presses universitaires de France, les prestigieuses Puf, dont les ateliers ont compté jusqu’à 315 salariés. Y entrer constituait alors une forme de réussite. « On se sentait comme des privilégiés de pouvoir travailler ici », confiait Alain Crochard, qui y passa quarante et un ans et fut durant trente ans secrétaire CGT du comité d’entreprise.

L’histoire vendômoise des Puf commence bien avant l’installation de l’usine avenue Ronsard. Créées à Paris en 1921 par Paul Angoulvent, elles fusionnent en 1928 quatre maisons d’édition et confient l’impression de leurs ouvrages à l’imprimerie Launay, place Saint-Martin.

En 1941, Paul Angoulvent crée la collection « Que sais-je ? »

L’entreprise est déjà une institution locale. Depuis 1879, Camille Launay y imprime Le Carillon, journal « républicain et anticlérical » devenu sous son fils François beaucoup plus conservateur. Pendant l’occupation, sous la direction de Dengremont, il adopte une ligne collaborationniste. Suspendu à la Libération, il renaîtra sous le titre Le Carillon libéré, puis Le Vendômois….

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