Il était lourd et il a fallu plus de six tentatives. Mais ce 9 août, après bien des peines, le Meyboom a bel et bien été érigé. Et ce, avant l’heure fatidique de 17 h.

Il était 16 h 41 lorsque les Bûûmdroegers ont fiché l’arbre dans le trou au coin de la rue du Marais et de la rue des Sables, à l’aide de cordes.

Cette tradition trouve pour rappel racine en 1213. À la suite d’une rixe entre Bruxellois et Louvanistes (certaines sources parlent de Gantois), le « privilège » de planter un Meyboom avait été donné à la guilde de Saint-Laurent qui, depuis désormais des siècles, perpétue la tradition.

Ce vendredi, c’est le 9 août, date emblématique du folklore bruxellois: les 10 choses à savoir sur le Meyboom

De bon matin ce dimanche, l’arbre a été coupé en forêt de Soignes. Transporté en camion, le hêtre a ensuite effectué sa joyeuse entrée, avec des escales notamment à Schaerbeek, Etterbeek et Saint-Josse. Des communes historiquement liées à l’histoire du Meyboom et à l’émigration des habitants du quartier des Bas-Fonds, démoli pour la Cité Administrative.

Dans l’après-midi, l’arbre a été « présenté » à la Grand-Place dans un joyeux cortège mêlant fanfares et géants.

Le 718e Meyboom a été coupé ce matin en Forêt de Soignes (PHOTOS)Dernière année de présidence de Jean Tranquille

Dans le quartier du Marais, malgré une fine pluie, des centaines de personnes sont venues assister à l’érection du Meyboom. Cette édition 2026 avait une tonalité particulière car il s’agissait de la dernière année de présidence de « Jean Tranquille ». À 86 ans, l’Etterbeekois compte 70 Meybooms.

À 86 ans, il portera le Meyboom pour… la 70e fois : « Il faut se battre pour continuer à faire vivre cette belle tradition bruxelloise »

Un hommage a eu lieu à Etterbeek. Le Bûûmdroeger n’a cependant pas pu prendre part à la suite des événements à la suite d’un léger malaise.

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