La dangerosité d’une voiture ne s’arrête pas à la frontière, façon nuage de Tchernobyl. Pourtant, un rappel n’est valable que dans le pays où il est formulé. Et avant qu’il ne soit éventuellement étendu aux 26 autres États membres, de longs mois peuvent s’écouler.

Pendant ce temps, des voitures potentiellement dangereuses continuent de circuler. Comme peuvent rester en rayon d’autres produits de grande consommation présentant un risque, de l’eau au lait pour bébé. À l’heure où l’Europe se revendique comme un marché unique, cette situation est absurde. Les marchandises peuvent franchir les frontières sans entrave. Les dangers, eux, semblent devoir attendre leur visa.