C’est un peu par hasard que Sophie Straat tombe dans la musique, mais les thématiques abordées sont tout à fait assumées : sexisme, féminisme, racisme, discriminations, inégalités sociales, violences policières… La chanteuse n’hésite pas à dire qu’elle est de la gauche radicale.
« Maintenant, tous les hommes blancs à l’arrière »
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Sophie Straat avait déjà fait parler d’elle en 2021, en remportant un prestigieux prix « Edison » dans la catégorie « Hollands », grâce à son EP « ‘t Is niet mijn schuld » en collaboration avec le producteur et musicien Wieger Hoogendorp. Le jury avait apprécié sa capacité à associer humour et message engagé en abordant des sujets actuels comme la crise du logement, le racisme et le sexisme.
L’artiste a également sorti deux albums, en 2023 et 2025 : « Smartlap is niet dood » et « Wie de fak is Sophie Straat ». Deux disques engagés, le second prenant une tournure plus introspective.
Sophie Straat emmène régulièrement son militantisme sur scène. « La protestation passe d’abord, puis la musique », dit-elle en interview. En 2023, sur la scène de Pukkelpop, elle dédie une chanson à Sanda Dia, étudiant mort en 2018 à la suite des violences physiques subies lors d’un baptême étudiant à Louvain.

©Pieter-Jan Vanstockstraeten / Photo News
La chanteuse a même créé un festival engagé et caritatif, au nom sans équivoque de « Protestfest ». Il sert de plateforme pour parler de questions sociales et politiques. En 2025, la troisième édition était largement consacrée à Gaza et les recettes ont été reversées à une organisation palestinienne.
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Depuis ces mots au Best Kept Secret Festival, aux Pays-Bas, puis aux Gentse Feesten, à Gand, Sophie Straat n’a jamais été autant médiatisée. Cela lui vaut une violente vague de haine sur les réseaux-sociaux, mais renforce également une réputation : l’un des visages d’une jeune gauche militante néerlandaise.