C’est la conclusion d’une étude d’envergure publiée le 29 juillet 2026 dans une revue scientifique internationale, après l’analyse de plus de vingt ans de données portant sur une population de 2,2 millions d’habitants.
 
Les chercheurs ont observé une diminution rapide et durable des décès liés à ce cancer, avec un recul amorcé dès les premières années suivant l’instauration du dépistage. Chez les 50-69 ans, le taux de mortalité est passé de 39,7 à 19,8 décès pour 100 000 habitants, soit une baisse de 50,1 %. À l’échelle globale, la mortalité a également diminué de manière significative.
 
Ce programme repose sur un test immunochimique fécal, un examen simple et non invasif permettant de détecter la présence de sang invisible dans les selles, souvent révélateur de lésions précancéreuses ou tumorales. Proposé tous les deux ans aux personnes sans symptômes, il permet d’orienter rapidement les patients vers une coloscopie en cas de résultat positif.
 
L’étude met également en lumière l’intérêt du dépistage pour un diagnostic précoce, puisque plus de 70 % des cancers détectés l’ont été à un stade initial, lorsque les chances de guérison sont les plus élevées et les traitements moins lourds. Au total, près de 4 900 cas ont été identifiés grâce à ce dispositif.
 
Bien que les chercheurs restent prudents quant au lien direct de causalité, la baisse marquée et durable de la mortalité renforce l’intérêt de ce type de programme comme outil majeur de santé publique dans la lutte contre le cancer colorectal, l’un des plus fréquents et des plus meurtriers.