Les verts seraient coupables d’être « hostiles à la climatisation, malgré le réchauffement climatique, opposés au nucléaire, bien que cette énergie soit décarbonée, et défavorables au débroussaillement ». Sur ce dernier point, les Écologistes ont dénoncé une fausse information, relayée sur les réseaux sociaux, suite à une polémique, remontant à 2022, et portant spécifiquement sur un projet de gestion contesté d’une forêt usagère de La Teste-de-Buch, en Gironde.

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La référence à la climatisation des logements rejoint une proposition du Rassemblement national (RN) qui a présenté un plan de 20 milliards d’euros consacré à l’isolation et à la climatisation des écoles, hôpitaux, entreprises et logements. Jusqu’ici le parti d’extrême droite a voté, au Parlement européen, contre toutes les législations du Green Deal européen, destinées, entre autres, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à accélérer la rénovation énergétique des bâtiments. Au Sénat, des élus Les Républicains (LR, droite) ont salué l’idée de considérer la climatisation comme un équipement de résilience.

Mais, ciblés de toutes parts – des syndicats agricoles à Elon Musk –, les verts français semblent inaudibles alors même que les événements auraient pu offrir une tribune à leurs revendications – réduite à de « l’écologie punitive » par la droite française. « Concentrer le débat sur la climatisation a été un moyen pour l’extrême droite ou la droite de ne pas parler de climat », a dû expliquer l’eurodéputé Europe Écologie Les Verts, David Cormand, cité par l’Agence France Presse.

Avec comme finalité de refuser « de regarder en face les causes structurelles de cette situation » et de « cantonner la réponse à des solutions techniques ». Le parti critique en ce sens le 3ᵉ Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), adopté en mars 2025, qui prévoit un ensemble d’actions jusqu’en 2030 pour adapter le territoire aux canicules, sécheresses, feux de forêt et autres événements extrêmes.

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Le gouvernement peut bien affirmer que 85 % des actions du PNACC auraient été lancées depuis son adoption, la canicule, les incendies et les annonces de récoltes calamiteuses donnent du grain à moudre à ceux qui, comme le quotidien Libération, reprochent au président de la République, Emmanuel Macron « de n’avoir pas réinitialisé son logiciel, manquant quelques tournants majeurs, dont celui de la transition écologique, pour le coup créatrice d’emplois ».

Force est de constater que les propositions des différents partis politiques français ne portent que sur les conséquences d’une crise environnementale plus large, sans perspectives d’adaptation concrète à long terme : renforcement des moyens de la sécurité civile (LR), augmentation des crédits dédiés au matériel de lutte contre les feux et à la lutte contre le réchauffement climatique (La France insoumise), conventions citoyennes et référendum sur le sujet (Parti socialiste)…

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Dans une lettre envoyée à tous les parlementaires français, Stéphane Delpeyrat-Vincent, maire socialiste de Saint-Médard-en-Jalles, commune située non loin des feux qui ont ravagé la Gironde, en appelle à concevoir une loi pour « la protection de la France face aux bouleversements climatiques », parce que « nous ne pouvons plus nous contenter de réparer les conséquences de ces catastrophes ». Lucide sur les clivages politiques, il veut croire que les parlementaires, « élus de proximité », comprendront « l’importance d’agir ». Pas sûr que cet appel soit entendu dans la cacophonie politique dont la France reste routinière.