L’agriculteur, locataire de la parcelle, pourrait lui se tourner vers la Justice de Paix. Mais Michel Ninane, pourtant dépité, ne le fera pas. « Prendre possession d’un lieu sans prévenir, c’est regrettable, explique-t-il. Ce terrain d’un hectare et demi est destiné à être fauché pour offrir du foin au bétail. Nous espérions encore vendre une deuxième coupe, mais avec le passage des caravanes et des voitures, l’herbe va se coucher et elle sera inexploitable. C’est d’autant plus regrettable pour l’agriculteur à qui je vends ce foin qu’il a déjà fallu entamer les réserves de l’hiver, en raison de la sécheresse qui sévit dans les prairies. »

Ce lundi, l’agriculteur hutois, accompagné de son épouse et de son fils, n’avait pas d’autre choix que d’accepter la situation. Et espérer que d’autres caravanes ne pas viennent garnir son champ. « La police a interdit à certaines d’entre elles de pénétrer sur le terrain ».