« La fin d’un monde »
Pour lui, il ne faut pas parler de « fin du monde, mais de la fin d’un monde, celui de la surabondance ». Certains fruits et légumes pourraient aussi devenir plus petits ou moins disponibles. La viande est également concernée. « Dans quelques années, il n’y aura plus assez de bœuf belge pour les Belges », estime-t-il.
Cette évolution devrait pousser les consommateurs vers une alimentation plus saisonnière. « On va devenir plus durable et plus local, pas par choix, mais par dépit. »
Selon lui, les modèles agricoles préservant davantage les sols seront mieux armés face aux bouleversements climatiques. « Mettez aujourd’hui deux champs côte à côte : dans ceux travaillés selon des méthodes comme la permaculture ou le bio, vous verrez qu’il y a encore des choses qui poussent. Certains champs conventionnels sont, eux, totalement desséchés », avance-t-il.
La facture devrait aussi augmenter. Il estime qu’un ménage belge pourrait dépenser 200 à 300 euros en plus, rien que sur les matières agricoles, par an en raison du changement climatique.