Moins médiatisée que les vitamines C ou D, la vitamine B12 n’en est pas moins indispensable à l’organisme. Elle intervient notamment dans la formation des globules rouges, la synthèse de l’ADN et le fonctionnement du système nerveux. Une étude publiée dans les « Annals of Neurology » apporte aujourd’hui un éclairage supplémentaire sur son importance pour le cerveau. Chez 231 personnes âgées en bonne santé, les chercheurs ont observé que les participants présentant les taux les plus faibles de B12 biologiquement active avaient une vitesse de traitement de l’information plus lente ainsi que davantage de lésions de la substance blanche cérébrale, des anomalies pouvant être associées au déclin cognitif. Des résultats qui montrent une association, sans prouver qu’un faible taux de B12 provoque à lui seul une démence.
Foie de bœuf, coquillages et poissons gras, les champions de la B12
Bonne nouvelle, la vitamine B12 peut être apportée directement par l’alimentation. Selon les données des National Institutes of Health (NIH), le foie de bœuf arrive largement en tête avec environ 70,7 microgrammes de B12 par portion de référence, suivi des palourdes avec 17 microgrammes et des huîtres avec 14,9 microgrammes. La levure nutritionnelle enrichie peut, selon les produits, en fournir entre 8,3 et 24 microgrammes. Enfin, le saumon constitue une option plus facile à intégrer régulièrement à ses menus, avec environ 2,6 microgrammes. Le thon, les produits laitiers et certaines céréales enrichies peuvent également participer aux apports. Comme le rappelle la diététicienne Jessica Cording au magazine « Women’s Health », la vitamine B12 se trouve principalement dans les aliments d’origine animale, ce qui peut rendre la vigilance particulièrement importante chez les personnes suivant une alimentation végétalienne.
Pourquoi cette vitamine est-elle si importante pour le cerveau ?
Chez l’adulte, l’apport quotidien recommandé est actuellement de 2,4 microgrammes, selon le NIH, mais les auteurs de l’étude estiment que de nouvelles recherches seront nécessaires pour déterminer si les seuils considérés comme suffisants sont véritablement optimaux pour la santé cérébrale. « La vitamine B12 est importante pour transformer le sucre en énergie », explique le neurologue Amit Sachdev à « Women’s Health », précisant que de faibles niveaux peuvent notamment s’accompagner de brouillard mental. Fatigue inhabituelle, sensation de ralentissement ou troubles de la mémoire peuvent également conduire un professionnel de santé à rechercher une carence. Avant de se tourner automatiquement vers les compléments alimentaires, les experts interrogés recommandent donc de faire contrôler son taux de B12 par une prise de sang, notamment en présence de symptômes ou de facteurs de risque. L’alimentation reste un moyen simple de couvrir ses besoins au quotidien, sans pour autant considérer la vitamine B12 comme une garantie contre le déclin cognitif.