Torsu nu, installé dans son lit aux côtés de son épouse, la journaliste flamande Annick De Wit, qui apparaît vêtue d’un peignoir en satin, Christophe Deborsu se dévoile dans une série de photos signées Irène Van Impe. Des clichés intimistes qui accompagnent une longue interview consacrée à leur couple et à leur relation, longtemps vécue… à distance.

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Car, depuis leur rencontre, il y a quinze ans, Christophe Deborsu et Annick De Wit ont fait le choix d’une organisation pour le moins atypique. Lui vit à Namur, elle à Schelle, dans la province d’Anvers, chacun dans sa maison, avec leurs enfants respectifs. Une décision qui s’est imposée naturellement. Pour la rejoindre, le journaliste n’hésite d’ailleurs pas à prendre le train, son moyen de transport privilégié puisqu’il ne possède pas de voiture.

Mais, aujourd’hui, douze ans après leur mariage, une nouvelle page semble pouvoir s’écrire. Roch, le plus jeune des trois fils de Christophe Deborsu, vient de quitter le nid familial à 24 ans. Une étape qui pousse désormais le couple à envisager sérieusement une vie sous le même toit.

« Soyons honnêtes : une relation où chacun vit chez soi est la forme de relation la plus détestable qui soit », confie avec franchise Christophe Deborsu à nos confrères de De Morgen. Leur choix de préserver deux foyers était avant tout lié à leurs enfants. « Notre accord était limpide dès le premier jour : les enfants sont notre priorité », explique-t-il. Une philosophie qu’il revendique encore aujourd’hui : « Je veux être là en tant que père. Je ne crois pas au concept de ‘quality time’, je crois qu’il faut consacrer beaucoup de temps aux personnes que l’on aime. »

« Avec lui, je ne m’ennuie pas une seconde »

Malgré leurs différences, les deux journalistes semblent avoir trouvé un équilibre qui leur correspond. Lui, Wallon catholique ; elle, Flamande et libre penseuse. Deux univers qui, loin de les éloigner, se complètent. Christophe Deborsu évoque d’ailleurs avec beaucoup de tendresse ce qui l’a séduit chez sa compagne. « J’aime sa voix de manière incroyable », confie-t-il, allant jusqu’à avouer son attirance pour la langue néerlandaise, qu’il considère comme « la langue la plus érotique et la plus excitante du monde ». Le journaliste précise même : « Je lui demande surtout de ne pas parler français sous les draps. »

De son côté, Annick De Wit avoue être séduite par le côté « décalé » de son mari. « Je suis énormément stimulée par son cerveau si particulier et créatif », explique-t-elle. Pour elle, l’ennui n’a manifestement pas sa place dans leur couple : « J’ai besoin de ‘mindfucks’ et de défis intellectuels dans une relation, sinon je m’ennuie à mourir et je pars rapidement. Avec lui, je ne m’ennuie pas une seconde. »

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Reste maintenant à franchir le cap de la vie à deux. Une perspective qui enthousiasme Christophe Deborsu mais qui suscite chez Annick De Wit une « saine appréhension ». Après son divorce, la journaliste a longtemps vécu seule avec ses garçons et s’est habituée à tout gérer par elle-même. « Si nous fusionnons maintenant nos vies, je dois oser lâcher ce contrôle », reconnaît-elle. « Peut-être que ce sera plus facile dans une nouvelle maison, à nous deux », ajoute-t-elle.

Christophe Deborsu, lui, semble déjà prêt à écrire la suite : « Nous refermons un chapitre, mais notre véritable aventure à deux ne fait, en réalité, que commencer. »