L’eurodéputé avait dénoncé début août une opération de «déstabilisation» le visant, avec la diffusion d’une vidéo «entièrement truquée» impliquant sa compagne la journaliste Léa Salamé.
Le probable candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann a indiqué mercredi avoir porté plainte après avoir été la cible d’une campagne de désinformation d’origine russe à huit mois de l’élection, lors d’un déplacement dans l’Aude.
L’eurodéputé avait dénoncé début août une opération de «déstabilisation» le visant, avec la diffusion d’une vidéo «entièrement truquée» impliquant sa compagne la journaliste Léa Salamé, accusée d’avoir soudoyé des médias pour favoriser la candidature de son mari, et le journaliste Edwy Plenel.
Raphaël Glucksmann avait expliqué avoir appris du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qu’il avait été la cible d’une attaque du groupe prorusse Storm-1516, «directement piloté par le GRU», les services secrets de l’armée russe. Le parquet de Paris avait annoncé dans la foulée l’ouverture d’une enquête.
«Nous ne pouvons pas laisser la Russie de Vladimir Poutine manipuler l’élection»
«J’ai porté plainte, et il est fondamental de dire cette chose simple: nous ne pouvons pas laisser la Russie de Vladimir Poutine manipuler l’élection existentielle pour le peuple français qu’est l’élection présidentielle de 2027. Il y aura des ingérences, elles seront massives. Nous devons nous préparer et lutter contre elles», a-t-il déclaré lors d’un point-presse à Jonquières, commune de l’Aude, au cours d’un déplacement consacré à l’écologie sur les lieux d’un incendie exceptionnel qui avait parcouru 17.000 hectares en août 2025.
Raphaël Glucksmann n’est pas le seul à avoir porté plainte. Gabriel Attal, candidat à la présidentielle 2027 et patron du parti Renaissance, également visé par des opérations d’ingérence en provenant de réseaux russes, via des «deepfakes, faux reportages vidéo et fausses unes de journaux», selon ses avocats, avait déjà annoncé samedi avoir déposé plainte. Une série d’opérations de déstabilisation, toutes attribuées à des réseaux prorusses, ont ciblé en quelques jours trois candidats déclarés ou pressentis à la présidentielle. Édouard Philippe, candidat d’Horizons, a lui aussi été ciblé, et calomnié notamment sur son état de santé.