Qui se souvient de Tyga et de son hit «Rack City», repris plus tard par les rappeurs luxembourgeois de Bossmen? Davantage abonné à la rubrique «people» qu’aux pages musique au cours de la dernière décennie, l’Américain de 36 ans, historiquement signé sur le label de Lil Wayne, ne pensait sans doute pas se distinguer de la sorte avec son nouvel album-concept, «$TARFACE», sorti fin juillet.

Et pourtant, le Californien vient tout simplement de dévoiler l’album le moins bien noté par le média musical Pitchfork depuis 19 ans: 0,0. Impossible de faire pire.

Mais pourquoi une telle hostilité pour un artiste repassé sous les radars et qui ne suscite plus grand intérêt? La réponse se trouve dans l’exposé effectué tout au long de cette chronique, diatribe contre l’intelligence artificielle. Déferlant sur l’industrie, ces nouveaux outils d’IA risquent de retirer toute substance artistique des productions musicales, en plus de mettre au chômage une grande partie des créatifs.

Comme d’autres musiciens en panne d’inspiration, Tyga y a eu largement recours dans ce dernier projet, construit sur un «prompt» également dépourvu d’originalité: «La figure cinématographique Scarface devenue une star de la pop sur les productions synthpop, new wave et années 80». Le principal intéressé a d’abord juré ne pas avoir utilisé l’IA avant d’avouer. Le résultat est aussi pauvre qu’attendu: des morceaux sans âme évoquant vaguement The Weeknd ou Jeremih, mentionne Pitchfork.

«De la merde», résume l’auteur de la chronique avant de conclure son plaidoyer: «Écoutez-le par curiosité malsaine si vous y tenez vraiment, mais sachez que le simple fait de l’écouter ne serait-ce qu’une seule fois risque de le rendre rentable et, par conséquent, d’encourager l’industrie musicale à commettre à nouveau de telles atrocités». Alors, on zappe.

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