Vous qui êtes plutôt comédienne de théâtre, vous vous lancez aujourd’hui dans une expérience inédite. Qu’est-ce qui vous a motivé à tenter cette expérience ?
J’en avais envie depuis très longtemps. Ce qui me freinait, c’était la peur : être seule sur scène pendant une heure et demie, sans troupe, sans partenaires. Et puis, j’ai dit à quelqu’un au téléphone que la peur ne devrait jamais être la réponse, et cette phrase m’est revenue comme un boomerang. Je me la suis appliquée à moi-même et j’ai décidé de me lancer.
Aujourd’hui, le spectacle est écrit, mais comment s’est déroulée cette aventure ?
J’ai demandé à mon frère de m’aider à écrire. On parle énormément ensemble, il a quatre ans de plus que moi et on partage les mêmes délires depuis toujours. Il me connaît par cœur, avec mes points forts et mes faiblesses. On s’est enfermés pendant une semaine et on a de suite trouver beaucoup d’idées. On a essayé de rire de nos souvenirs, de notre parcours, de ce qui nous a marqués. Ce sera donc un spectacle très introspectif.
Évidemment, le but c’est que ça soit drôle, mais je dirais que ce seule-en-scène est assez inclassable car il mêle l’humour, le cabaret, la chanson, la danse, l’imitation, un peu de stand up, des personnages avec des accents prononcés… tout ce que j’affectionne ! À la fois du « débile » et du conservatoire. Je m’amuse beaucoup à chaque fois que je le répète. Actuellement, on travaille la mise en scène avec Marc Andreini qui a déjà bossé avec plein d’humoristes connus comme Manon Lepomme ou Sarah Grosjean. Il m’a d’ailleurs été conseillé par Jérome De Warzée.
À quoi faut-il donc s’attendre le 16 août à Obigies ?
Ce sera la première fois pour moi que je jouerai mon spectacle devant un public. Je présenterai une petite partie d’environ dix minutes qui j’espère donnera envie au public de voir le spectacle en entier, peut-être le 22 octobre au Marius Staquet à Mouscron. Je ne vais pas faire un passage précis, mais plutôt proposer des bribes de presque tout. Mon personnage fétiche, Stacy Star, va évidemment débarquer pour que je ne parvienne pas à faire un spectacle sans elle, mais JE débarquerai également, un peu comme un dédoublement de personnalité. J’aborderai aussi les coulisses du Grand Cactus.
Kody (aussi comédien au Grand Cactus) nous a raconté que toute la troupe de l’émission vous soutenait. Ça se passe comment entre vous ?
C’est assez drôle parce qu’en ce moment Kody, James, Jérôme et moi, on démarre tous notre spectacle en même temps. On se donne des conseils, on partage les bons et les mauvais plans, on discute énormément. On a une super chouette troupe. Même si chacun fait son propre projet, on reste très solidaires. Cécile m’aide aussi beaucoup. Je suis bien entourée.
À quelques jours de votre passage sur scène à Obigies, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
C’est une grande première pour moi, donc il y a du stress, mais surtout énormément d’excitation. Ce sera la première fois que je jouerai ce projet devant un vrai public, et j’ai entendu dire que le public d’Obigies était très chaud. Fabian m’a beaucoup parlé du festival. Néanmoins, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. C’est mon premier grand saut, presque un test. J’ai hâte de voir les réactions, d’être surprise, peut-être de découvrir que les gens rient à des moments auxquels je ne pensais pas. J’aimerais aussi aller les voir après le spectacle pour discuter avec eux et sentir ce qui leur plaît.
Après Obigies, Tamara Payne jouera son spectacle le 22 octobre au Marius Staquet à Mouscron et 26 mars 2027 au Spotlight de Lille. Plusieurs autres dates sont prévues à Charleroi, Liège, Braine-L’Alleud, Fauvillers, Ans, Amay et Auderghem. Toutes les informations : sur tamarapeyne.be.
Places en vente pour l’Obigies de Rire : https://www.obigies15aout.com/#billetterie