Deux bourgmestres et quinze échevins sont officiellement à la retraite pour cause de maladie, mais exercent néanmoins un mandat politique. C’est ce qu’écrit Het Laatste Nieuws ce jeudi, sur la base d’informations demandées par la députée fédérale Eva Demesmaeker (N-VA) au ministre des Pensions Jan Jambon (N-VA) et au service des pensions.
Ces 17 élus locaux font partie des quelque 87.000 Belges qui bénéficient encore d’une pension pour cause de maladie. Leur identité exacte n’est pas connue. L’ancien système, qui a disparu cette année, était très rigide : il ne tenait pas compte de ce qu’une personne était encore capable de faire, par exemple travailler à temps partiel ou exercer une autre fonction.
« C’est quand même absurde. L’Etat les déclare inaptes au travail pour le reste de leur vie parce qu’ils sont “trop malades”, mais les électeurs, eux, les considèrent aptes à diriger une ville », déclare Demesmaeker dans le journal. La bourgmestre de Hal ne veut pas lancer une chasse aux sorcières contre ses collègues, mais dénonce le fait qu’il était erroné de déclarer définitivement ces personnes inaptes.
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Les bénéficiaires d’une pension pour cause de maladie peuvent percevoir jusqu’à 30.132 euros bruts par an en revenus complémentaires, ou 36.652 euros s’ils ont des enfants à charge. S’ils dépassent ce plafond, leur allocation est réduite proportionnellement. Si, en tant qu’échevin ou bourgmestre, ils gagnent plus de 60.000 euros bruts, leur pension pour cause de maladie est ramenée à zéro euro pendant la durée de leur mandat.