C’est dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 août, que les équipes de l’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) sont intervenues à Saint-Priest, équipées de combinaisons, de masques à cartouches et de gants, pour diffuser de l’insecticide afin d’éradiquer les moustiques tigres adultes, à la suite de la détection d’un cas de dengue.

Rémi Foussadier, directeur général de l’EID, précise sur France 3 que cette opération fait suite à « une personne qui revient de l’étranger, qui a fait plusieurs stations dans la région Rhône-Alpes à différents endroits ».

« Sans risque pour la population »

L’opération a été menée de nuit « pour éviter la présence de personnes en extérieur, limiter au maximum son impact sur les autres insectes et profiter des meilleures conditions météorologiques », détaille l’Agence régionale de santé (ARS) à nos confrères.

Si le produit et le dosage sont présentés « sans risque pour la population », les habitants sont invités à suivre les précautions distribuées dans les boîtes aux lettres ou affichées dans les immeubles.

Pourquoi démoustiquer ?

En laissant les moustiques dans cette zone, les femelles moustiques tigres pourraient piquer cette personne et devenir elles-mêmes porteuses du virus, capables ensuite de le transmettre à d’autres. Le traitement a donc été déployé à 150 mètres autour du lieu ou s’est retrouvée la personne infectée dans le but d’empêcher les potentiels moustiques exposés de devenir infectants.

Entre le 1er  mai et le 2 août, 295 cas de dengue dits importés ont été recensés par les autorités sanitaires en France métropolitaine. Pour l’heure, seuls deux épisodes de dengue autochtone ont été à déplorer, dans le Tarn et l’Herault.

Le moustique tigre est également impliqué dans la diffusion du chikungunya et du zika.