Des inconnus nourrissent-ils un loup à Wibrin grâce à des carcasses de cervidé ? « Cela interpelle ! »Pour les habitants, le risque est extrêmement faible

Le loup est un animal sauvage discret, qui évite généralement l’être humain. Sa présence dans la région ne signifie pas que les villages, les chemins, les jardins ou les activités de plein air deviennent dangereux. Les promeneurs, les enfants et les mouvements de jeunesse ne constituent pas une cible pour le loup. Les camps scouts et activités de plein air peuvent se dérouler normalement : des groupes bruyants ont plutôt tendance à faire fuir l’animal.

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La note du SPW est claire sur ce point : aucune victime humaine n’a été recensée en Allemagne, ni dans le reste de l’Union européenne depuis la recolonisation progressive du loup en Europe occidentale. Les derniers cas remontent aux années 1970 en Espagne, dans un contexte de rage depuis lors éradiquée.

Pour le bétail, le danger est bien réel

En revanche, les attaques sur petit bétail — moutons, chèvres, animaux insuffisamment protégés — sont une réalité. Le loup est un prédateur opportuniste : il privilégie les proies les plus accessibles. Un mouton isolé ou mal clôturé représente une cible beaucoup plus facile qu’un chevreuil ou un sanglier. La grande majorité des attaques se produisent la nuit.

La naissance de louveteaux augmente temporairement les besoins alimentaires de la meute, ce qui peut expliquer la hausse récente des incidents. Une situation comparable avait été observée lors d’une première reproduction dans les Hautes-Fagnes en 2021 : les attaques avaient ensuite diminué après la mise en place de protections adaptées.

Éleveurs : des aides concrètes disponibles

Les détenteurs de petit bétail ont été contactés par mail fin juillet par le SPW. Pour les accompagner, l’organisme Natagriwal propose gratuitement une analyse de risque sur place et des recommandations adaptées à chaque exploitation. Les mesures de protection sont entièrement subsidiées par la Région wallonne dans les zones d’installation des loups. Contact : prévention.loup@natagriwal.be.

Parmi les mesures conseillées : installer ou renforcer des clôtures électrifiées, rentrer les animaux vulnérables la nuit, éviter les parcelles isolées ou mal surveillées, et ne pas laisser de carcasses accessibles.

En cas d’attaque suspectée, il faut contacter rapidement le Réseau Loup (081/626 420) sans déplacer les animaux morts, afin de permettre une expertise. Une indemnisation est prévue par la Région wallonne lorsque les conditions sont remplies.

Les bons réflexes pour tous

Le SPW rappelle quelques règles simples. Ne jamais nourrir un loup, même involontairement : restes alimentaires dehors, sacs-poubelle accessibles ou nourriture pour animaux laissée à l’extérieur sont à proscrire. Tenir les chiens en laisse, en particulier en forêt ou en lisière. En cas d’observation d’un loup, rester calme, ne pas courir, s’éloigner tranquillement et signaler l’observation au DNF (Département de la nature et des forêts) ou au Réseau Loup.

Il est par ailleurs déconseillé de diffuser la localisation précise des animaux sur les réseaux sociaux : cela peut favoriser des comportements inadaptés et, dans les cas les plus graves, faciliter le braconnage d’une espèce protégée.