En période hivernale, les masques et les Trod grippe sont des outils importants pour limiter la propagation des virus et améliorer l’orientation diagnostique. La surveillance du marché des dispositifs médicaux est assurée par plusieurs autorités – l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), et la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) – qui réalisent des contrôles réguliers.

Des masques fiables

L’ANSM rapporte une enquête récente portant sur des masques à usage médical avec marquage CE, incluant 104 références contrôlées auprès de 74 opérateurs (fabricants, importateurs, distributeurs). Les résultats indiquent que tous les masques contrôlés respectent les normes en vigueur, notamment sur la filtration microbienne et la propreté microbienne. Des manquements jugés mineurs (par exemple étiquetage, dates de péremption) ont été relevés et ont donné lieu à des actions correctives.

Des Trod grippe contrôlés

L’ANSM précise qu’un contrôle a été mené début 2025 sur 18 Trod, dont 17 détectant les nucléoprotéines des virus A et B, et 1 détectant uniquement celle du virus de type A. Le rapport associé combine un contrôle réglementaire des notices d’utilisation et des essais de sensibilité et de spécificité analytiques réalisés par les laboratoires de contrôle de l’ANSM. Tous les Trod grippe ont bien identifié les souches retenues comme circulantes au moment du contrôle. En revanche, l’étude met en évidence des performances variables selon les tests, avec des écarts plus marqués sur la sensibilité pour la grippe B.

Une coopération renforcée en France

Le 27 janvier 2026, l’ANSM et la DGCCRF ont signé un nouveau protocole de coopération afin de rendre l’action publique plus efficace face aux risques sanitaires et aux pratiques frauduleuses. Ce texte renouvelle un accord datant de 2020 et tient compte des évolutions législatives, notamment sur les dispositifs médicaux, les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (DMDIV), les dispositifs à visée esthétique et les produits dits « frontières » (à l’interface entre cosmétiques, médicaments et compléments alimentaires).​